mercredi 30 avril 2014

vendredi 25 avril 2014

Garder le cap

Ma boussole et la sagesse enceinte sont affirmatives.
La reconstruction que je souhaite entamer passe par cette maison, même transitoire.
Se méfier de la première île, plus que jamais, mais pas du bateau juste un peu plus solide que ma bouée.

Je me réjouis bien sûr à l'idée de poser nos valises nos photos, le piano et bientôt, des fleurs.
Me réinventer, me projeter, au singulier.

Mais commencer à écrire une nouvelle page, c'est avant tout, tourner l'ancienne.
Comme si je réalisais à peine l'ampleur du chemin qui reste à parcourir.

mardi 22 avril 2014

DOA

Oh you know I did itIt's over and I feel fine
Nothing you could say is gonna change my mind
Waited and I waited the longest night
Nothing like the taste to sweet decline

I went down, I fell, I fell so fast
Dropping like the grains in an hourglass
Never say forever cause nothing last
Dancing with the bones of my buried past

Never mind there's nothing I can do
Bet your life there's something killing you

It's a shame we have to die my dear
No ones getting out of here, alive
This time

What a way to go, they have no fear
No ones getting out of here, alive
This time

I'm finished, I'm getting you off my chest
Made you come clean in a dirty dress
A promise is a promise you kept in check
Hard to cross a heart that beats it's best

Take a good hard look for the very last time
The very last one in a very long line
Only took a second to say goodbye
Been a pleasure but the pleasure's been mine, all mine

Ain't no way, DOA
Ain't no way, DOA

It's a shame we have to disappear
No ones getting out of here, alive
This time
This time
This time

dimanche 20 avril 2014

Attendez que ma joie revienne

Attendez que ma joie revienne
Et que se meure le souvenir
De cet amour de tant de peine
Qui n'en finit pas de mourir.
Avant de me dire je t'aime,
Avant que je puisse vous le dire,
Attendez que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire.

Laissez-moi. Le chagrin m'emporte
Et je vogue sur mon délire.
Laissez-moi. Ouvrez cette porte.
Laissez-moi. Je vais revenir.
J'attendrai que ma joie revienne
Et que soit mort le souvenir
De cet amour de tant de peine
Pour lequel j'ai voulu mourir.
J'attendrai que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire,
Que le vent ait séché ma peine
Et la nuit calmé mon délire.

Il est, paraît-il, un rivage
Où l'on guérit du mal d'aimer.
Les amours mortes y font naufrage,
Epaves mortes du passé.
Si tu veux que ma joie revienne,
Qu'au matin, je puisse sourire
Vers ce pays où meurt la peine,
Je t'en prie, laisse-moi partir.
Il faut de mes amours anciennes
Que périsse le souvenir
Pour que, libérée de ma chaîne,
Vers toi, je puisse revenir.

Alors, je t'en fais la promesse,
Ensemble nous irons cueillir
Au jardin fou de la tendresse
La fleur d'amour qui va s'ouvrir
Mais c'est trop tôt pour dire je t'aime,
Trop tôt pour te l'entendre dire.
La voix que j'entends, c'est la sienne.
Ils sont vivants, mes souvenirs.
Pardonne-moi : c'est lui que j'aime.
Le passé ne veut pas mourir.

mercredi 16 avril 2014

L'équipier

Moi aussi,  je suis en colère.
Mon équipier a quitté le navire en laissant un petit trou dans la coque.
Je n'ai su ni le retenir,  ni colmater la brèche.
Alors plutôt que de nous regarder sombrer lentement,  j'ai sabordé le bateau, à coups de hache.
Nous laissant à peine le temps d'enfiler des gilets de sauvetage.

Maintenant il me faut trouver un autre vaisseau,  ou un autre rivage.

mercredi 9 avril 2014

Une épaule pour poser ma tête

C'était le 4 mai 2007.
En 3 jours, il est entré définitivement dans ma famille.

Sa voix coupée, d'abord, au téléphone. Sincèrement triste.

Le samedi, un nouveau coup de fil dans le métro. J'éclate en sanglots :
-Elles ont choisi les fleurs, il y a beaucoup de vert.
-Viens, on descend. On va voir des instruments.

Pendant 2 jours, il a écrit, pleuré et ri avec nous.
Son épaule recueillait ma tête.