-I love this car, it's so smooth. We should take a road trip.
-I love road trips. Where do you want to go? I just have to be home tomorrow by 11.
-Whenever you want to come north...
-Actually, I should come now, I can hitchhike my way down.
-OK, how long till you're packed, cause I am ready to go?
-I'm ready.
dimanche 15 février 2015
samedi 14 février 2015
La lie
Et pourquoi, ne boirait-on pas jusqu'à la lie ?
Moi, je m'y risque.
D'abord, parce que ça rend joyeux.
Ensuite, parce que quand, comme moi, on déteste les regrets, c'est le meilleur moyen d'être sûr qu'il ne reste vraiment plus de vin buvable.
Moi, je m'y risque.
D'abord, parce que ça rend joyeux.
Ensuite, parce que quand, comme moi, on déteste les regrets, c'est le meilleur moyen d'être sûr qu'il ne reste vraiment plus de vin buvable.
vendredi 13 février 2015
Le refuge
Je pensais les trouver tout cassés, mais c'est en fait moi, qui viens encore panser mes plaies ici.
The morning after effect
-How do you feel?
-Incomplete.
-What would it take to feel complete?
-Either his saying "you were right" again, but with reasons and explainations, or "let's try again, but for real, this time."
-Incomplete.
-What would it take to feel complete?
-Either his saying "you were right" again, but with reasons and explainations, or "let's try again, but for real, this time."
jeudi 12 février 2015
Méditation
Comment passe-t-on d'une telle légèreté à la torpeur ?
Incapable de travailler efficacement, de dormir complètement...
Et puis, la conclusion d'un email :
-Come to the chalet. A
Après tout, rien ne me retient ici qui ne saurait attendre trois jours de plus.
Une sixième retraite me ferait le plus grand bien.
J'emballe mes affaires en quelques minutes.
4h30 seule en voiture. Aucun stoppeur sur mon chemin, je n'ai pas pris le temps d'emporter des CD. Parfois la radio réussit à capter mon attention.
Mais la plupart du temps, les pensées tournent et retournent dans ma tête, se mélangent et tournent encore.
Et puis cette phrase de Deleuze :
-Moi aussi, très fort.
Incapable de travailler efficacement, de dormir complètement...
Et puis, la conclusion d'un email :
-Come to the chalet. A
Après tout, rien ne me retient ici qui ne saurait attendre trois jours de plus.
Une sixième retraite me ferait le plus grand bien.
J'emballe mes affaires en quelques minutes.
4h30 seule en voiture. Aucun stoppeur sur mon chemin, je n'ai pas pris le temps d'emporter des CD. Parfois la radio réussit à capter mon attention.
Mais la plupart du temps, les pensées tournent et retournent dans ma tête, se mélangent et tournent encore.
Et puis cette phrase de Deleuze :
Pour écrire, il faut qu'il y ait un espace entre ce qu'on ressent, ce qu'on désire, et ce que la vie nous offre.
1er novembre
C'est plus fort que moi.
Malgré tous le gestes et paroles m'invitant à enfin lâcher prise, je continue d'envoyer des bouquets de fleurs, de les jeter dans ce lac où je sais qu'elles finiront par couler, puis pourrir.
25 novembre
Malgré tous le gestes et paroles m'invitant à enfin lâcher prise, je continue d'envoyer des bouquets de fleurs, de les jeter dans ce lac où je sais qu'elles finiront par couler, puis pourrir.
Toute la journée, j'ai refusé d'admettre que je cherchais partout un signe, un geste, quelque chose dans ce vide et cette absence.
Te souviens-tu seulement, que ce jour-là c'est toi qui as ouvert et même poussé la porte ?
Dans mon rétroviseur, je guette encore un phare, quelque chose.
J'imagine que cette voiture me suit.
Elle tourne derrière moi, mais c'est seule, que je m'engage dans la dernière intersection.
Toute la journée, j'ai refusé d'admettre que je cherchais partout un signe, un geste, quelque chose dans ce vide et cette absence.
Te souviens-tu seulement, que ce jour-là c'est toi qui as ouvert et même poussé la porte ?
Dans mon rétroviseur, je guette encore un phare, quelque chose.
J'imagine que cette voiture me suit.
Elle tourne derrière moi, mais c'est seule, que je m'engage dans la dernière intersection.
Te souviens-tu seulement, que ce jour-là c'est toi qui as ouvert et même poussé la porte ?
Dans mon rétroviseur, je guette encore un phare, quelque chose.
J'imagine que cette voiture me suit.
Elle tourne derrière moi, mais c'est seule, que je m'engage dans la dernière intersection.
2 décembre
Depuis un mois, mon bureau est dos à la fenêtre.
Les jours où tu es là, je sursaute à chaque claquement de porte sur le parking.
Une échéance, la rencontre est inévitable.
Elle aura forcément lieu dans l'urgence, plus tard que convenu, à l'opposé de tout ce que je peux prévoir, imaginer, ou souhaiter.
Je m'y prépare et la crise d'angoisse est violente.
Au bord du malaise, zombie dans le bureau.
-Ça ne va pas, Stéphanie ?
-Non, je suis malade.
Je me jette dans le travail pour que ça passe.
Ça ne passe pas.
Évidemment, mon travail s'en ressent.
Évidemment, je prends à titre personnel l'énervement qui te vient naturellement, comme une brique dans mon ventre.
-Qu'y a-t-il ?
-Je suis épuisée.
-Par le travail ?
-Oui, aussi.
-J'y suis presque.
Les jours où tu es là, je sursaute à chaque claquement de porte sur le parking.
Une échéance, la rencontre est inévitable.
Elle aura forcément lieu dans l'urgence, plus tard que convenu, à l'opposé de tout ce que je peux prévoir, imaginer, ou souhaiter.
Je m'y prépare et la crise d'angoisse est violente.
Au bord du malaise, zombie dans le bureau.
-Ça ne va pas, Stéphanie ?
-Non, je suis malade.
Je me jette dans le travail pour que ça passe.
Ça ne passe pas.
Évidemment, mon travail s'en ressent.
Évidemment, je prends à titre personnel l'énervement qui te vient naturellement, comme une brique dans mon ventre.
-Qu'y a-t-il ?
-Je suis épuisée.
-Par le travail ?
-Oui, aussi.
-J'y suis presque.
18 décembre
Je sais qu'il faut que tu viennes, d'ailleurs c'est moi qui ai insisté.
J'ai pourtant souhaité si fort que tu n'y sois pas.
Éviter les réminiscences d'il y a un an.
Comptine
Je sais qu'il faut que tu viennes, d'ailleurs c'est moi qui ai insisté.
J'ai pourtant souhaité si fort que tu n'y sois pas.
Éviter les réminiscences d'il y a un an.
Tu m'as dit "Prends ton temps, je t'attends."
J'ai dit "Je suis là."
Un instant nous avons cru...
Et puis tu n'y étais plu.
Tu as dit "Je reviendrai, mais n'attends pas".
Bien sûr, j'ai attendu.
J'ai dit "Je m'en vais."
Tu as dit "Non, attends."
J'ai dit "Je n'en peux plus, c'est trop long. Et si nous jouions ?"
Mais au fond, tu n'y étais plus, et sans doute, moi non plus.
Et si...
Et si j'avais fermé le verrou si fort, qu'il est apparu infranchissable ?
Peut-être n'as-tu réellement pas utilisé la bonne clé. Ou pas cherché à l'ouvrir.
Et s'il suffisait d'attendre, juste encore un peu ?
Peut-être n'as-tu réellement pas utilisé la bonne clé. Ou pas cherché à l'ouvrir.
Et s'il suffisait d'attendre, juste encore un peu ?
Le retour
Voilà, c'est ça.
Sans doute j'espérais que tu fracasses la porte.
J'espérais retrouver l'amoureux transi, fougueux, passionné, excessif.
J'espérais sortir ainsi de ma coquille, exprimer complètement celle que j'ai retrouvée.
Mais toi, qu'espérais-tu ?
J'espérais retrouver l'amoureux transi, fougueux, passionné, excessif.
J'espérais sortir ainsi de ma coquille, exprimer complètement celle que j'ai retrouvée.
Mais toi, qu'espérais-tu ?
Hier, demain
Demain, comme hier, j'ai envie qu'on m'apprenne le nom des oiseaux.
J'ai envie qu'on m'apporte des gâteaux, même s'ils sont à la crème, et du bon vin, même si on ne le boit pas.
Qu'on me parle de musique et de science.
Et j'ai envie, cette fois, de me sentir complètement là.
Demain, comme hier, j'ai envie qu'on m'apprenne le nom des oiseaux.
J'ai envie qu'on m'apporte des gâteaux, même s'ils sont à la crème, et du bon vin, même si on ne le boit pas.
Qu'on me parle de musique et de science.
Et j'ai envie, cette fois, de me sentir complètement là.
Point
-Si j'ai vu juste, y a-t-il vraiment à ajouter ? Je t'embrasse.-Moi aussi, très fort.
mercredi 11 février 2015
Eclaircie
Retour de montagnes russes.
Ce qui est bien, à force de franchir les collines, c'est qu'il en reste de moins en moins sur le chemin.
Alors quand ça tire dans les cuisses, on identifie plus facilement laquelle fait obstacle.
Temps magnifique aujourd'hui, encore meilleur demain ?
Ce qui est bien, à force de franchir les collines, c'est qu'il en reste de moins en moins sur le chemin.
Alors quand ça tire dans les cuisses, on identifie plus facilement laquelle fait obstacle.
Temps magnifique aujourd'hui, encore meilleur demain ?
minuit quarante-sept
-Si tu étais restée pour le petit déj, nous aurions passé un bon moment, et tu te serais sentie mieux.
-Eh bien justement, je n'avais aucune envie d'être là pour le petit déj.
-Et pourquoi ?
-Parce que je n'ai aucune envie de rentrer dans ta vie, et que tu rentres dans la mienne.
Enfin, c'est que j'aimerais penser.
J'aurais aimé ne pas imaginer préparer, puis partager des repas, jouer avec les enfants.
Les emmener à la piscine, puis déjeuner, puis aller au cinéma, comme un dimanche, quoi.
Ne pas rêver au quotidien.
Ne pas me souvenir et m'accrocher désespérément à ces éclairs furtifs et si lointains, mais encore si présents.
Vivre, et laisser mûrir l'instant.
-Eh bien justement, je n'avais aucune envie d'être là pour le petit déj.
-Et pourquoi ?
-Parce que je n'ai aucune envie de rentrer dans ta vie, et que tu rentres dans la mienne.
Enfin, c'est que j'aimerais penser.
J'aurais aimé ne pas imaginer préparer, puis partager des repas, jouer avec les enfants.
Les emmener à la piscine, puis déjeuner, puis aller au cinéma, comme un dimanche, quoi.
Ne pas rêver au quotidien.
Ne pas me souvenir et m'accrocher désespérément à ces éclairs furtifs et si lointains, mais encore si présents.
Vivre, et laisser mûrir l'instant.
Le brownie
On ne tombe pas amoureux des fées.
On aime bien les voir passer dans sa vie, c'est agréable et mignon, mais on n'en tombe pas amoureux.
On aime bien les voir passer dans sa vie, c'est agréable et mignon, mais on n'en tombe pas amoureux.
mardi 10 février 2015
Sémantique
-Tu n'es pas très aimable.
-Qu'est-ce que j'ai dit de pas gentil ?
-Ce n'est pas ça, tu n'es pas très aimable.
Tu n'es pas vraiment encore capable d'aimer, et donc, impossible à aimer.
-Qu'est-ce que j'ai dit de pas gentil ?
-Ce n'est pas ça, tu n'es pas très aimable.
Tu n'es pas vraiment encore capable d'aimer, et donc, impossible à aimer.
Timing
You should come and settle down here.
I can't see any other solution, it's all that's been on my mind for the past 48 hours.
Come on, you love it here.
And you know the kids would love it too!
I can't see any other solution, it's all that's been on my mind for the past 48 hours.
Come on, you love it here.
And you know the kids would love it too!
dimanche 8 février 2015
Retraite
-Tu vas encore y retourner ?
-Je ne sais pas encore, mais j'y pensais.
-Mais, pourquoi tu vas là-bas ?
-Pour me mettre au vert.
-Enfin, tu ne vis pas vraiment à la ville, si ?
Me mettre au vert de toi, et au vert de moi.
Parce que là-bas, enfin ici, même quand je ne bouge pas, j'y vois clair et j'avance.
Parce qu'on me réconforte, qu'on me secoue, qu'on me stimule, qu'on m'instruis et qu'on m'amuse. Et qu'à mon tour je réconforte, je secoue, je stimule, j'instruis et j'amuse.
-Je ne sais pas encore, mais j'y pensais.
-Mais, pourquoi tu vas là-bas ?
-Pour me mettre au vert.
-Enfin, tu ne vis pas vraiment à la ville, si ?
Me mettre au vert de toi, et au vert de moi.
Parce que là-bas, enfin ici, même quand je ne bouge pas, j'y vois clair et j'avance.
Parce qu'on me réconforte, qu'on me secoue, qu'on me stimule, qu'on m'instruis et qu'on m'amuse. Et qu'à mon tour je réconforte, je secoue, je stimule, j'instruis et j'amuse.
vendredi 6 février 2015
Sevrage
La rechute survient la plupart du temps à un moment inattendu, où je me sens plutôt très forte.
Quel mal à prendre un peu de plaisir, puisque j'arrive globalement à m'en passer ?
Et puis, presque immédiatement, les regrets, les sensations négatives qui prennent le dessus.
Le sentiment d'échec en cerise sur ce gâteau, qui laisse un mauvais goût au réveil.
Quel mal à prendre un peu de plaisir, puisque j'arrive globalement à m'en passer ?
Et puis, presque immédiatement, les regrets, les sensations négatives qui prennent le dessus.
Le sentiment d'échec en cerise sur ce gâteau, qui laisse un mauvais goût au réveil.
mercredi 4 février 2015
Sixième lune
D'abord, nous avons vu Vénus qui trouait le ciel du couchant.
Puis, à l'opposé, Jupiter est apparue.
Ensuite, une myriade d'étoiles.
Le Soleil s'est exclamé :
-Bravo, les étoiles, pour le spectacle.
Puis nous avons découvert, juste au-dessus de l'horizon, un immense disque orangé.
-C'est comme un bonhomme de neige de la couleur d'une carotte.
Puis, à l'opposé, Jupiter est apparue.
Ensuite, une myriade d'étoiles.
Le Soleil s'est exclamé :
-Bravo, les étoiles, pour le spectacle.
Puis nous avons découvert, juste au-dessus de l'horizon, un immense disque orangé.
-C'est comme un bonhomme de neige de la couleur d'une carotte.
Matin de coton
Je l'ai vu, moi, le soleil, ce matin.
Il se cachait derrière un voile de coton, comme l'herbe se cachait sous son drap moutonneux.
Mais il a percé, au Chêne Bercy, sur la terre de mes ancêtres.
Et j'ai marché dans les pas du renard.
Il se cachait derrière un voile de coton, comme l'herbe se cachait sous son drap moutonneux.
Mais il a percé, au Chêne Bercy, sur la terre de mes ancêtres.
Et j'ai marché dans les pas du renard.
mardi 3 février 2015
Troisième Etoile
Je laisse les premiers flocons me chatouiller le visage, pour mieux savourer la chaleur d'une maison paisiblement endormie.
Apocalypse
La cause n'en est pas très claire, mais l'imminence, évidente.
Tous sceptiques au début, nous sommes vite convaincus par la lune, orange et voilée de nuages noirs.
La lumière baisse progressivement, le bruit est tellement assourdissant qu'on finit par ne plus l'entendre.
Le vent emporte tout.
Dans le ciel, s'entrechoquent d'énormes masses dans un dégradé de gris.
Avant l'obscurité, bientôt presque totale.
Nous choisissons délibérément, alors que tous se regroupent, de rester seuls.
Et, à la manière des personnages de Hope, notre exode est parsemé de poésie, de parenthèses de lumière, du simple bonheur d'être ensemble.
Tous sceptiques au début, nous sommes vite convaincus par la lune, orange et voilée de nuages noirs.
La lumière baisse progressivement, le bruit est tellement assourdissant qu'on finit par ne plus l'entendre.
Le vent emporte tout.
Dans le ciel, s'entrechoquent d'énormes masses dans un dégradé de gris.
Avant l'obscurité, bientôt presque totale.
Nous choisissons délibérément, alors que tous se regroupent, de rester seuls.
Et, à la manière des personnages de Hope, notre exode est parsemé de poésie, de parenthèses de lumière, du simple bonheur d'être ensemble.
dimanche 1 février 2015
Ecole du dimanche
Entièrement démontée, pour pouvoir bien nettoyer, tout au fond et dans les coins inaccessibles.
Comment être sûr de remonter correctement ?
Facile, tout est numéroté.
Même si certains chiffres sont un peu effacés, chaque pièce trouvera sa place, et les mélodies raisonneront bientôt.
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