-Mais, tu vas prendre qui, comme skipper ?
-Bah, je vais pas prendre de skipper, c'est quoi, cette question. C'est moi, le skipper.
-Oui, enfin c'est une transat', quand même...
-Bah quoi, j'ai déjà traversé plus de la moitié de l'Océan Indien.
-Au moteur !
-Pas de ma faute s'il n'y avait pas de vent.
mercredi 24 décembre 2014
mardi 23 décembre 2014
Cadette
Voilà, j'ai 16 ans et 3 jours.
A nouveau.
Le fils prodigue est rentré, avec désormais sa famille prodigue. Tout le monde est sage, souriant, bien habillé, poli, comme il faut.
Je suis de nouveau coincée au milieu, le vilain petit canard, pas à sa place.
C'est ma sœur qui le provoque, je me mords les lèvres et la langue pour ne pas rire trop fort.
Mes dernières interventions m'ont coûté cher. Elle peut tout se permettre pour moi.
Il y a un an, j'illuminais avec eux la soirée de mes rires, de ma bonne humeur et de mes chants, quand ils n'affichaient que mauvaise humeur.
Mais ma torpeur de cette année n'est qu'extérieure, et n'a d'égal que mon angoisse et mon mal être d'alors, ou ma joie retrouvée d'aujourd'hui.
A nouveau.
Le fils prodigue est rentré, avec désormais sa famille prodigue. Tout le monde est sage, souriant, bien habillé, poli, comme il faut.
Je suis de nouveau coincée au milieu, le vilain petit canard, pas à sa place.
C'est ma sœur qui le provoque, je me mords les lèvres et la langue pour ne pas rire trop fort.
Mes dernières interventions m'ont coûté cher. Elle peut tout se permettre pour moi.
Il y a un an, j'illuminais avec eux la soirée de mes rires, de ma bonne humeur et de mes chants, quand ils n'affichaient que mauvaise humeur.
Mais ma torpeur de cette année n'est qu'extérieure, et n'a d'égal que mon angoisse et mon mal être d'alors, ou ma joie retrouvée d'aujourd'hui.
lundi 22 décembre 2014
Joyeux anniversaire
-Bah oui, t'as vu, je me suis acheté de l'anti-rides, pour fêter ça.
-Il était temps!
-Pardon ?
-Bah oui, ils disent qu'il faut commencer AVANT les premières rides.
-Et toi, tu t'es vue ?
-Il était temps!
-Pardon ?
-Bah oui, ils disent qu'il faut commencer AVANT les premières rides.
-Et toi, tu t'es vue ?
lundi 1 décembre 2014
François
-Je lui ressemble beaucoup ?
-Tu aimerais lui ressembler ?
François, Jean-Pierre, Antoine...
Antoine Doinel est rusé, il a du charme et en abuse, ment beaucoup et dissimule plus encore, il demande plus d'amour qu'il n'en a lui-même à offrir, ce n'est pas l'homme en général, c'est un homme en particulier.
-Tu aimerais lui ressembler ?
François, Jean-Pierre, Antoine...
Antoine Doinel est rusé, il a du charme et en abuse, ment beaucoup et dissimule plus encore, il demande plus d'amour qu'il n'en a lui-même à offrir, ce n'est pas l'homme en général, c'est un homme en particulier.
lundi 3 novembre 2014
samedi 1 novembre 2014
Résilience
Benajmin and Datis, Samir, Rolf, pilgrims, the Dalaï-Lahma, the Pope, lions, groundhogs, Shiva, Yoda, yoggis, other people I don't know, and a peanut, myself.
Probably the army I am the most proud to be part of.
Probably the army I am the most proud to be part of.
mardi 28 octobre 2014
Lune à tics
La lune, qui est le caprice même,
est constante dans ses inconstances.
Parfois mes nuits sont courtes quand elle est pleine,
et puis elle disparaît, laissant mon âme en peine,
dérobant à mes yeux une face bien à elle.
Mon ciel s'assombrit et j'erre dans la nuit noire,
je guette son retour dès que s'en vient le soir.
Et puis elle reparaît en un croissant charmant.
Je peux bien m'en aller, puisqu'elle revient toujours,
lui dire de disparaître et prendre des détours.
Mais en ces nouveaux lieux, je cherche malgré moi,
scrutant toujours les cieux, espérant son éclat.
est constante dans ses inconstances.
Parfois mes nuits sont courtes quand elle est pleine,
et puis elle disparaît, laissant mon âme en peine,
dérobant à mes yeux une face bien à elle.
Mon ciel s'assombrit et j'erre dans la nuit noire,
je guette son retour dès que s'en vient le soir.
Et puis elle reparaît en un croissant charmant.
Je peux bien m'en aller, puisqu'elle revient toujours,
lui dire de disparaître et prendre des détours.
Mais en ces nouveaux lieux, je cherche malgré moi,
scrutant toujours les cieux, espérant son éclat.
Changement d'heure
Arrivée à 7h10 pour prendre le train de 7h53, c'est en fait à 7h46 que je monte enfin dans le train de 7h20.
Il arrive comme il se doit à 9h46, et non 8h12 ou 53...
Je retourne à la gare prendre le train de 16h55, mais c'est à 16h30 que le train de 16h07 se présente.
Il arrive bien entendu non pas à 17h37 ou 18h12, mais à 18h29.
Il arrive comme il se doit à 9h46, et non 8h12 ou 53...
Je retourne à la gare prendre le train de 16h55, mais c'est à 16h30 que le train de 16h07 se présente.
Il arrive bien entendu non pas à 17h37 ou 18h12, mais à 18h29.
lundi 27 octobre 2014
Pause
Finalement, qu'importe l'endroit
Il suffit de se trouver soi
Pour s'extirper du temps
Avant que de mieux repartir en avant
dimanche 26 octobre 2014
Voyage au centre de la Terre
Avec Jules, nous avons survolé le Poitou, Paris, le Gers, l'Inde, avec en toile de fond le Canada de Timber timbre, avant de partir dans ce volcan islandais qui vous ramène où vous voulez, mais surtout ici et maintenant.
jeudi 23 octobre 2014
Charmant
-Pourquoi tu voudrais être une princesse ?
-Bah, pour avoir un prince charmant !
-Ah, et il serait comment, ton prince charmant ?
-Il serait doux et caresseux.
-Et vous feriez quoi, tous les deux ?
-On ferait des bisous et des caresses.
-Bah, pour avoir un prince charmant !
-Ah, et il serait comment, ton prince charmant ?
-Il serait doux et caresseux.
-Et vous feriez quoi, tous les deux ?
-On ferait des bisous et des caresses.
mercredi 22 octobre 2014
Cueillette
-Tu sais comment on fait, pour cueillir des étoiles ?
-Non.
-On prend une grande navette spatiale. On accroche un grand filet derrière sa queue, elle traverse le ciel et ramasse les étoiles dans son filet. Ensuite, on n'a plus qu'à vider le filet dans le panier à étoiles.
-Non.
-On prend une grande navette spatiale. On accroche un grand filet derrière sa queue, elle traverse le ciel et ramasse les étoiles dans son filet. Ensuite, on n'a plus qu'à vider le filet dans le panier à étoiles.
lundi 1 septembre 2014
Play dead
J'explore et retombe sur Début, écouté en boucle en 98 sans
vraiment le comprendrz, sans doute, dans la petite chambre de
l'internat. Pourtant chaque chanson me parle alors comme elles
raisonnent en moi ce soir.
Belle conclusion que celle-ci :
darling stop confusing me
with your wishful thinking
hopeful enbraces
don't you understand?
i have to go through this
i belong to here where
no-one cares and no-one loves
no light no air to live in
a place called hate
the city of fear
i play dead
it stops the hurting
i play dead
and hurting stops
it's sometimes just like sleeping
curling up inside my private tortures
i nestle into pain
hug suffering
caress every ache
i play dead
it stops the hurting
vendredi 29 août 2014
Ashes
Ashes to ashes
and dust to dust
that's what has become
of our love and trust
Love has no direction
'Cause love has no aim
love can leave you
as fast as she came
Meeting is such sweet sorrow
cause someday we may have to part
hush don't you make a sound
you're gonna let me down
Good things come
to those who wait
but good things are gone
from those who are late
All that I am
is all I can give
but with or without you
my life I must live
Meeting is such sweet sorrow
'Cause someday we may have to part
hush don't you make a sound
you're gonna let me down
You're gonna let me down
Living ain't easy
since you've been gone
no one else can please me
or make me feel home
Forgetting ain't easy
you stay on my mind
thoughts of us haunt me
can't leave them behind
Meeting is such sweet sorrow
'Cause someday we may have to part
Hush don't you make a sound
and dust to dust
that's what has become
of our love and trust
Love has no direction
'Cause love has no aim
love can leave you
as fast as she came
Meeting is such sweet sorrow
cause someday we may have to part
hush don't you make a sound
you're gonna let me down
Good things come
to those who wait
but good things are gone
from those who are late
All that I am
is all I can give
but with or without you
my life I must live
Meeting is such sweet sorrow
'Cause someday we may have to part
hush don't you make a sound
you're gonna let me down
You're gonna let me down
Living ain't easy
since you've been gone
no one else can please me
or make me feel home
Forgetting ain't easy
you stay on my mind
thoughts of us haunt me
can't leave them behind
Meeting is such sweet sorrow
'Cause someday we may have to part
Hush don't you make a sound
Impermanence
Plus que jamais consciente, après ces dernières semaines, de l'impermanence de toute chose.
Et je m'attache peut être d'autant plus à ce qui dure.
Et je m'attache peut être d'autant plus à ce qui dure.
mercredi 27 août 2014
Les heures blanches
Ou plutôt, oranges et bleues.
Les pensées tournent et retournent dans ma tête comme je tourne dans mon lit.
J'égraine les prénoms : David, Antoine, Camille, Delphine, Marlene, Christina, Ramon et Lena, Guillaume, Anne, Olivier, Eric, Jules, Isabelle, Aline, Christopher...
Des images, des conversations, des sensations.
Me concentrer sur un objectif : qu'ils nourrissent demain.
Les pensées tournent et retournent dans ma tête comme je tourne dans mon lit.
J'égraine les prénoms : David, Antoine, Camille, Delphine, Marlene, Christina, Ramon et Lena, Guillaume, Anne, Olivier, Eric, Jules, Isabelle, Aline, Christopher...
Des images, des conversations, des sensations.
Me concentrer sur un objectif : qu'ils nourrissent demain.
lundi 25 août 2014
Les mots de Claire
12 août
Après m'avoir transmis les mots d'Antoine...
-Tu sais qu'il n'y a pas de hasard, n'est ce pas ?
-Maintenant, j'en suis sure.
-Sais-tu pourquoi tu étais là ?
-Sans doute parce que j'ai été traductrice, et pour qu'il ne soit pas seul.
-Mais toi, avais-tu quelque chose à régler avec la mort ?
-Maintenant que tu le dis...
-Et ta blessure, c'est quoi ?
-Tendinites aux chevilles et épanchement de synovie au genou.
-Tu veux dire que tu as de l'eau, des larmes à faire sortir, dans le je-nous, c'est ça ?
Après m'avoir transmis les mots d'Antoine...
-Tu sais qu'il n'y a pas de hasard, n'est ce pas ?
-Maintenant, j'en suis sure.
-Sais-tu pourquoi tu étais là ?
-Sans doute parce que j'ai été traductrice, et pour qu'il ne soit pas seul.
-Mais toi, avais-tu quelque chose à régler avec la mort ?
-Maintenant que tu le dis...
-Et ta blessure, c'est quoi ?
-Tendinites aux chevilles et épanchement de synovie au genou.
-Tu veux dire que tu as de l'eau, des larmes à faire sortir, dans le je-nous, c'est ça ?
Adolescence
-C'est vraiment une période atroce.
Je ne voudrais pas être à sa place.
En même temps j'ai souvent l'impression d'avoir 16 ans, ces derniers mois.
-C'est parce que tu es en crise d'adolescence permanente.
Je ne voudrais pas être à sa place.
En même temps j'ai souvent l'impression d'avoir 16 ans, ces derniers mois.
-C'est parce que tu es en crise d'adolescence permanente.
dimanche 24 août 2014
16 ans
7 août
-I feel like I'm 16.
-You are 16.
Ce soir, j'ai à nouveau 16 ans.
Des rêves et des désirs plein la tête.
A assembler avec une vie d'adulte.
Ces deux dernières semaines m'ont renforcée dans mes convictions et valeurs les plus profondes. Pour autant, je suis revenue avec bien plus de questions que de réponses.
Un puzzle tout éparpillé, dont les angles et les bordures sont pourtant bien dessinés.
Les pièces manquantes, the missing pieces, ne sont sans doute plus en moi.
-I feel like I'm 16.
-You are 16.
Ce soir, j'ai à nouveau 16 ans.
Des rêves et des désirs plein la tête.
A assembler avec une vie d'adulte.
Ces deux dernières semaines m'ont renforcée dans mes convictions et valeurs les plus profondes. Pour autant, je suis revenue avec bien plus de questions que de réponses.
Un puzzle tout éparpillé, dont les angles et les bordures sont pourtant bien dessinés.
Les pièces manquantes, the missing pieces, ne sont sans doute plus en moi.
vendredi 22 août 2014
The non-negociable list
Chez Antoine, comme tous les pèlerins après moi, j'ai laissé mes soucis et mes souhaits : deux rubans que j'ai choisis larges, blancs, en broderie anglaise, noués aux branches des 2 arbres que nous avions prépares à cet effet.
Comme pour compléter, Atman m'a demandé ma liste de non-négociables.
J'ai réfléchi à quelques défauts, mais il m'a répondu avec une liste de qualités.
Preuve que je dois encore y travailler. ..
Comme pour compléter, Atman m'a demandé ma liste de non-négociables.
J'ai réfléchi à quelques défauts, mais il m'a répondu avec une liste de qualités.
Preuve que je dois encore y travailler. ..
mercredi 20 août 2014
Réponse d'Antoine à la question d'Antoine
-Et pour toi, c'est quoi, le bonheur ?
-C'est l'amour, celui qu'on donne et qu'on reçoit.
Comme si cette leçon s'infusait lentement en moi, je me sens débordante d'amour. Envie de donner à ceux qui sont près, loin, en distance ou en temps, aux amours anciennes comme aux plus récentes, à la famille, aux amis, aux amants.
Besoin qui me poursuit dans mon sommeil.
Une question demeure : comment donner à celui qui ne veut pas recevoir ?
-C'est l'amour, celui qu'on donne et qu'on reçoit.
Comme si cette leçon s'infusait lentement en moi, je me sens débordante d'amour. Envie de donner à ceux qui sont près, loin, en distance ou en temps, aux amours anciennes comme aux plus récentes, à la famille, aux amis, aux amants.
Besoin qui me poursuit dans mon sommeil.
Une question demeure : comment donner à celui qui ne veut pas recevoir ?
Atterrissage
Le 3e soir, déjà, je m'interrogeais : comment revient-on à la vraie vie ? Pauline me répondait que c'était ça, la vraie vie.
Toutes ces rencontres, ces événements, qui m'ont amenée à aller tout au fond de moi, et tout au fond des autres.
J'en ressorts lentement, en funambule, plus forte et riche que jamais, avançant sur un fil étroit au milieu d'un immense champ des possibles.
Toutes ces rencontres, ces événements, qui m'ont amenée à aller tout au fond de moi, et tout au fond des autres.
J'en ressorts lentement, en funambule, plus forte et riche que jamais, avançant sur un fil étroit au milieu d'un immense champ des possibles.
lundi 18 août 2014
Sunshine
Antoine has resurrected back to vertical singing the prayers of buddha-dharma and glowing light to the world.
dimanche 17 août 2014
maman koala
J'ai retrouvé mes deux astres.
Bras et genoux occupés de bon gré à temps complet.
Chaleur, lumière.
Bras et genoux occupés de bon gré à temps complet.
Chaleur, lumière.
Vision
Elle est revenue, et avec elle, l'angoisse.
Je n'ai plus envie de la chasser.
Laisser les larmes me vider de ces images bleues.
Je n'ai plus envie de la chasser.
Laisser les larmes me vider de ces images bleues.
vendredi 15 août 2014
Leaving
-How do you feel?
-I feel blessed.
-Do you feel complete?
-I'd rather leave the door open for now.
-I feel blessed.
-Do you feel complete?
-I'd rather leave the door open for now.
Assomption
Finalement, je décide de partir aujourd'hui, maintenant.
J'ai besoin, moi aussi, de transition.
Quelle meilleure date que le 15 août ?
Je prends mon temps pour rentrer.
Prendre la mesure du temps, de la distance.
J'ai besoin, moi aussi, de transition.
Quelle meilleure date que le 15 août ?
Je prends mon temps pour rentrer.
Prendre la mesure du temps, de la distance.
jeudi 14 août 2014
Début de réponse
-I'm about to talk.
-You like almonds, is that it?
-If it wasn't for the kids, I might have stayed.
-You're facing a ten years dedication.
-That's not dedication. I can't be happy without them, it's part of me, part of who I am.
-Well, I support happiness.
-You like almonds, is that it?
-If it wasn't for the kids, I might have stayed.
-You're facing a ten years dedication.
-That's not dedication. I can't be happy without them, it's part of me, part of who I am.
-Well, I support happiness.
What is dying?
I am standing in the sea shore,
a ship sails to the morning breeze
and starts for the ocean.
She is an object of beauty
and I stand watching her
till at last she fades
on the horizon
and someone at my side says,
‘She is gone.’
Gone! Where?
Gone from my sight--that is all.
She is just as large in the masts, hull and spars
as she was when I saw her,
and just as able to bear her load of living
freight to its destination.
The diminished size and total loss of sight is in me,
not in her;
and just at the moment when someone at my side says,
'she is gone’
there are others who are watching her coming,
and others take up a glad shout--
‘There she comes!’ - and that is dying.
a ship sails to the morning breeze
and starts for the ocean.
She is an object of beauty
and I stand watching her
till at last she fades
on the horizon
and someone at my side says,
‘She is gone.’
Gone! Where?
Gone from my sight--that is all.
She is just as large in the masts, hull and spars
as she was when I saw her,
and just as able to bear her load of living
freight to its destination.
The diminished size and total loss of sight is in me,
not in her;
and just at the moment when someone at my side says,
'she is gone’
there are others who are watching her coming,
and others take up a glad shout--
‘There she comes!’ - and that is dying.
Au revoir
Des fleurs sauvages, des roses, une enfant, des photos de gens qui rient autour de lui, des tenues colorées, des sourires, de la chaleur.
Des mots, ensuite, pour tenter de raconter tout l'amour d'une vie, et de celles qui doivent continuer.
Une chanson, entonnée en choeur par les pèlerins et hospitaliers, les amis.
Au paroles du dernier couplet, Thérèse a substitué ainsi :
Ultraia, Antoine s'en va
Ultraia, Antoine est toujours là
J'ai regardé très attentivement le noir se faire une dernière fois sur lui.
Puis nous l'avons accompagné sur cette route longue et tortueuse.
En posant ma main une dernière fois sur le cercueil, j'ai pris une profonde inspiration.
D'une main ferme autour de mon épaule, Gilles a tenté de calmer mes sanglots, cherché aussi à apaiser sa propre peine.
Nous sommes allés l'attendre.
La première brasserie qui a croisé notre chemin s'appelait "Le Patio d'Antoine".
2 tournées.
Des rires, des chants, à nouveau.
La Vie, comme il l'aimait.
De retour au chalet, nous nous rassemblons joyeusement autour de l'autel encore en construction.
Une part de lui restera ainsi au Chalet du Bonheur.
Une part de nous tous aussi.
Des mots, ensuite, pour tenter de raconter tout l'amour d'une vie, et de celles qui doivent continuer.
Une chanson, entonnée en choeur par les pèlerins et hospitaliers, les amis.
Au paroles du dernier couplet, Thérèse a substitué ainsi :
Ultraia, Antoine s'en va
Ultraia, Antoine est toujours là
J'ai regardé très attentivement le noir se faire une dernière fois sur lui.
Puis nous l'avons accompagné sur cette route longue et tortueuse.
En posant ma main une dernière fois sur le cercueil, j'ai pris une profonde inspiration.
D'une main ferme autour de mon épaule, Gilles a tenté de calmer mes sanglots, cherché aussi à apaiser sa propre peine.
Nous sommes allés l'attendre.
La première brasserie qui a croisé notre chemin s'appelait "Le Patio d'Antoine".
2 tournées.
Des rires, des chants, à nouveau.
La Vie, comme il l'aimait.
De retour au chalet, nous nous rassemblons joyeusement autour de l'autel encore en construction.
Une part de lui restera ainsi au Chalet du Bonheur.
Une part de nous tous aussi.
mercredi 13 août 2014
Déjà vu
"If ever there was going to be something, the one thing is, you've got to start talking!
You can ask me anything you want, any precise question, and I will answer you.
But you've got to start talking."
You can ask me anything you want, any precise question, and I will answer you.
But you've got to start talking."
3 heures
Dans la bouche de Claire, les mots d'Antoine, la réponse à ma dernière question, chassant enfin toute culpabilité : 3 heures.
Je suis prête à le laisser partir.
Je suis prête à le laisser partir.
Le bouquet
Un corps tout beau sous un drap blanc dans une pièce froide, malgré la chaleur des âmes en présence, une orchidée blanche, un tournesol, un pot de campanules, pour chasser les images bleues.
J'essaie de faire remonter les quelques souvenirs joyeux partagés.
Ensuite, je le remercie longuement.
Je décide de rentrer à pied, seule, de refaire ce chemin qui m'a été si douloureux, il y a une semaine. Mon pèlerinage.
J'allume à nouveau 2 cierges à la cathédrale.
Je m'arrête chez Pauline et Marcel, qui m'ont accueillie la semaine dernière. Ils ont appris la nouvelle par 2 pèlerins ce matin : elle a non seulement descendu, mais aussi remonté le chemin.
Enfin, le chemin.
De l'air dans les poumons.
Les champs, les vignes, le ciel.
Mon genou se plie. Mon travail ici est presque terminé, mon corps va enfin me laisser partir.
Je ramasse des fleurs sauvages que je rassemble en bouquet.
Avant de partir, je viendrai déposer ici un vase pour que d'autres pèlerins puissent à leur tour y déposer ces fleurs qu'il aimait tant.
Je vais préparer la soupe et me joindre à eux.
J'essaie de faire remonter les quelques souvenirs joyeux partagés.
Ensuite, je le remercie longuement.
Je décide de rentrer à pied, seule, de refaire ce chemin qui m'a été si douloureux, il y a une semaine. Mon pèlerinage.
J'allume à nouveau 2 cierges à la cathédrale.
Je m'arrête chez Pauline et Marcel, qui m'ont accueillie la semaine dernière. Ils ont appris la nouvelle par 2 pèlerins ce matin : elle a non seulement descendu, mais aussi remonté le chemin.
Enfin, le chemin.
De l'air dans les poumons.
Les champs, les vignes, le ciel.
Mon genou se plie. Mon travail ici est presque terminé, mon corps va enfin me laisser partir.
Je ramasse des fleurs sauvages que je rassemble en bouquet.
Avant de partir, je viendrai déposer ici un vase pour que d'autres pèlerins puissent à leur tour y déposer ces fleurs qu'il aimait tant.
En surplomb du chalet, j'entends depuis la terrasse les rires qui finissent de me réchauffer le coeur.
Je vais préparer la soupe et me joindre à eux.
mardi 12 août 2014
Present tense
-Can you play a song?
-Which one do you want?
-Pearl Jam, Present Tense.
Do you see the way that tree bends?
Does it inspire?
Leaning out to catch the sun's rays
A lesson to be applied
Are you getting something out of this all encompassing trip?
You can spend your time alone, redigesting past regrets, oh
Or you can come to terms and realize
You're the only one who can't forgive yourself, oh
Makes much more sense to live in the present tense
-Which one do you want?
-Pearl Jam, Present Tense.
Do you see the way that tree bends?
Does it inspire?
Leaning out to catch the sun's rays
A lesson to be applied
Are you getting something out of this all encompassing trip?
You can spend your time alone, redigesting past regrets, oh
Or you can come to terms and realize
You're the only one who can't forgive yourself, oh
Makes much more sense to live in the present tense
lundi 11 août 2014
dimanche 10 août 2014
L'archange est parti
-Si je suis un ange, alors qui es-tu, toi ?
-L'archange !
Pourquoi Olivier est-il parti ?
Pourquoi Atman est-il revenu plus tôt ?
Pourquoi suis-je revenue ? Et restée ?
Sans doute pour qu'Antoine puisse partir en paix vers d'autres cieux pendant l'orage.
Je vais essayer de rester pour l'accompagner dans sa dernière maison.
"Fais de beaux rêves." auront été ses derniers mots.
-L'archange !
Pourquoi Olivier est-il parti ?
Pourquoi Atman est-il revenu plus tôt ?
Pourquoi suis-je revenue ? Et restée ?
Sans doute pour qu'Antoine puisse partir en paix vers d'autres cieux pendant l'orage.
Je vais essayer de rester pour l'accompagner dans sa dernière maison.
"Fais de beaux rêves." auront été ses derniers mots.
samedi 9 août 2014
mens sana in corpore sano
Hier soir je me sentais prête au départ. Après une après midi de ménage, presque plus de douleur.
Le réveil ce matin, malgré la douceur de grands bras et de grandes oreilles est une déconvenue.
J'ai sans doute encore un peu de chemin intérieur à faire ici avant de pouvoir reprendre la route.
Je commence à croire que c'est mon corps qui me dira quand mon esprit sera prêt.
Le réveil ce matin, malgré la douceur de grands bras et de grandes oreilles est une déconvenue.
J'ai sans doute encore un peu de chemin intérieur à faire ici avant de pouvoir reprendre la route.
Je commence à croire que c'est mon corps qui me dira quand mon esprit sera prêt.
vendredi 8 août 2014
Confused
Réveil chagrin.
Toujours handicapée, je me sens engluée ici et serais sûrement plus utile à la maison en finissant mon nids.
Arrêter là mon délire égoïste et adolescent.
Deux heures de discussion, au bord des larmes.
-You're so kind and giving.
I'm gonna leave today.
-I think you should stay. From a work point of view, in your interest and not that that matters but from a personnal point of view. Your time hasen't come.
Déjeuner joyeux covivial. A la fois interprète et prof de français, je trouve mon utilité en ce lieu, et un peu de paix. Mon chemin n'est pas encore terminé.
Toujours handicapée, je me sens engluée ici et serais sûrement plus utile à la maison en finissant mon nids.
Arrêter là mon délire égoïste et adolescent.
Deux heures de discussion, au bord des larmes.
-You're so kind and giving.
I'm gonna leave today.
-I think you should stay. From a work point of view, in your interest and not that that matters but from a personnal point of view. Your time hasen't come.
Déjeuner joyeux covivial. A la fois interprète et prof de français, je trouve mon utilité en ce lieu, et un peu de paix. Mon chemin n'est pas encore terminé.
Carpe diem
Mon pied gauche court après mon pied droit, le dépasse, les rôles s'inversent et moi, comme un con, je suis.
Au retour du déjeuner, nous parions : est il affairé au jardin, en train de faire la sieste ou rond d'armagnac ? Ou alors parti, dis l'une.
La tente est pliée, ne reste qu'un petit mot sur la table.
"Je ne sais pas dire au revoir."
Le matin, nous avions écouté rêver de Brel.
La veille, parlé de bonheur, de don, de partage et regardé les étoiles.
Alors que j'entamais ma 3e heure de massage, "N'oublie surtout pas. Tout ce que tu reçois, tu le donnes."
Je voulais terminer Le baron perché pour le lui offrir avant de partir...
Au retour du déjeuner, nous parions : est il affairé au jardin, en train de faire la sieste ou rond d'armagnac ? Ou alors parti, dis l'une.
La tente est pliée, ne reste qu'un petit mot sur la table.
"Je ne sais pas dire au revoir."
Le matin, nous avions écouté rêver de Brel.
La veille, parlé de bonheur, de don, de partage et regardé les étoiles.
Alors que j'entamais ma 3e heure de massage, "N'oublie surtout pas. Tout ce que tu reçois, tu le donnes."
Je voulais terminer Le baron perché pour le lui offrir avant de partir...
jeudi 7 août 2014
Unconditionnal love
-Do you believe in unconditionnal love?
-I do, though I've never experienced it myself.
I prefer the idea of trying to outlove each other every day.
-I do, though I've never experienced it myself.
I prefer the idea of trying to outlove each other every day.
Balance
Recentrage et expériences corporelles : reïki et massage aiurvedique simultanés. Sans doute bien plus de 3 heures, jusqu'aux portes du sommeil.
Nuit hachée, cerveau en ébullition, corps en rééquilibrage.
I think the biggest challenge for you is finding balance.
Panser les plaies physiques et commencer à répondre quand on me demande : what do you really want?
Nuit hachée, cerveau en ébullition, corps en rééquilibrage.
I think the biggest challenge for you is finding balance.
Panser les plaies physiques et commencer à répondre quand on me demande : what do you really want?
Confiance
Une nuit d'orage.
De ses pleurs, paniquée par le bruit du tonnerre qui l'a tirée du sommeil, elle m'appelle.
Je lui dit simplement :
Ce n'est rien, c'est l'orage, ça va passer. Ferme les yeux et rendors-toi.
Je lui caresse doucement le visage, sa main s'accroche à la mienne un instant, puis elle ferme les yeux et s'endort paisiblement alors que l'orage continue de gronder.
De ses pleurs, paniquée par le bruit du tonnerre qui l'a tirée du sommeil, elle m'appelle.
Je lui dit simplement :
Ce n'est rien, c'est l'orage, ça va passer. Ferme les yeux et rendors-toi.
Je lui caresse doucement le visage, sa main s'accroche à la mienne un instant, puis elle ferme les yeux et s'endort paisiblement alors que l'orage continue de gronder.
mercredi 6 août 2014
Repos
Tendinite à la cheville et épanchement de synovie au genou.
Ma faim, ma soif et mon besoin de sommeil continuent d'être inextinguibles. Serais-je enfin complètement vidée ?
Deux jours de repos imposés chez Antoine. Pas sûre que les ondes passent, contrairement au courant.
Ma faim, ma soif et mon besoin de sommeil continuent d'être inextinguibles. Serais-je enfin complètement vidée ?
Deux jours de repos imposés chez Antoine. Pas sûre que les ondes passent, contrairement au courant.
Manciet
Ça y est, j'ai trouvé.
Je veux rester ici avec Mathieu, soigner son corps de rugbyman, préparer des confitures et des plats pour les pèlerins, finir de restaurer sa maison et lui donner les enfants que Véronique ne peut pas lui donner.
Au lieu de ça, il m'a déposée à Nogaro, par les petites routes, au plus près du GR. Nous avons doublé Muriel et croisé 2 chevreuils.
Je veux rester ici avec Mathieu, soigner son corps de rugbyman, préparer des confitures et des plats pour les pèlerins, finir de restaurer sa maison et lui donner les enfants que Véronique ne peut pas lui donner.
Au lieu de ça, il m'a déposée à Nogaro, par les petites routes, au plus près du GR. Nous avons doublé Muriel et croisé 2 chevreuils.
Lappis
Je repense à ces 3 mois en Suède, où j'avais vécu là aussi mon aventure solitaire, en toute liberté.
Nature, cultures, rencontres...
Je me rappelle dans ses moindres détails du soir où j'avais failli craquer pour Olivier.
La distance nous avait incroyablement rapprochés.
D'ailleurs, je ne l'avais plus jamais quitté.
Nature, cultures, rencontres...
Je me rappelle dans ses moindres détails du soir où j'avais failli craquer pour Olivier.
La distance nous avait incroyablement rapprochés.
D'ailleurs, je ne l'avais plus jamais quitté.
mardi 5 août 2014
Rester serait mourir un peu
Tu as bien fait de partir, avant de te jeter dans les bras d'un autre homme, parce que c'est ce qui se serait passé.
lundi 4 août 2014
dimanche 3 août 2014
samedi 2 août 2014
lundi 28 juillet 2014
Premiers pas
Dans mes chaussures, oui, mais pas seulement.
Le voyage commence avant le voyage.
Parce qu'on en donne les raisons, ou pas.
Parce qu'on lit dans les yeux l'envie, la joie, la curiosité, mais jamais l'indifférence, ni de sentiment négatif.
Parce qu'un voyage seule se prépare déjà seule.
Je pars sans billet retour.
Je ne sais pas bien ce que je vais chercher, ni si je vais le trouver, mais j'ai quand même un but :
être de retour auprès de mes astres le 17, deux jours après l'Assomption, de nouveau maman.
Le voyage commence avant le voyage.
Parce qu'on en donne les raisons, ou pas.
Parce qu'on lit dans les yeux l'envie, la joie, la curiosité, mais jamais l'indifférence, ni de sentiment négatif.
Parce qu'un voyage seule se prépare déjà seule.
Je pars sans billet retour.
Je ne sais pas bien ce que je vais chercher, ni si je vais le trouver, mais j'ai quand même un but :
être de retour auprès de mes astres le 17, deux jours après l'Assomption, de nouveau maman.
dimanche 27 juillet 2014
Vidée
Comme au soir du 6 juillet.
J'ai encore mis toutes mes forces dans cet événement social.
Pour ne pas paraître ni trop triste, ni trop heureuse.
Pour participer, tout en m'en extrayant régulièrement, une cigarette ou le portable à la main, sortir les larmes que je ne veux pas montrer, vider les pensées qui tournent et retournent dans ma tête, me soustraire à la musique qui fait remonter les souvenirs, rassembler à nouveau mes forces, et remonter sur scène.
Pour prendre des nouvelles.
Pour rire et m'amuser.
Pour me réjouir du bonheur des autres, de ces vies et ces familles qui se construisent et s'étendent.
Pour donner le juste niveau de nouvelles, expliquer, ne pas médire.
Malgré la grasse matinée et la sieste dans le train, je me sens écrasée par le sommeil.
Le soleil brille et chauffe fort, pourtant j'ai froid.
J'ai du mal à calmer ma faim et à étancher ma soif.
Mon corps et mon coeur vides et froids.
J'ai encore mis toutes mes forces dans cet événement social.
Pour ne pas paraître ni trop triste, ni trop heureuse.
Pour participer, tout en m'en extrayant régulièrement, une cigarette ou le portable à la main, sortir les larmes que je ne veux pas montrer, vider les pensées qui tournent et retournent dans ma tête, me soustraire à la musique qui fait remonter les souvenirs, rassembler à nouveau mes forces, et remonter sur scène.
Pour prendre des nouvelles.
Pour rire et m'amuser.
Pour me réjouir du bonheur des autres, de ces vies et ces familles qui se construisent et s'étendent.
Pour donner le juste niveau de nouvelles, expliquer, ne pas médire.
Malgré la grasse matinée et la sieste dans le train, je me sens écrasée par le sommeil.
Le soleil brille et chauffe fort, pourtant j'ai froid.
J'ai du mal à calmer ma faim et à étancher ma soif.
Mon corps et mon coeur vides et froids.
samedi 26 juillet 2014
vendredi 25 juillet 2014
Pensée à très grande vitesse
Le train, celui qui ne s'arrête pas, entre en gare
Sur la voie de mon départ
Alors que son souffle se fait entendre en un bruit sourd et effrayant
Pensée furtive :
Il suffirait de trois pas
Et c'en serait fini de moi
Sur la voie de mon départ
Alors que son souffle se fait entendre en un bruit sourd et effrayant
Pensée furtive :
Il suffirait de trois pas
Et c'en serait fini de moi
dimanche 29 juin 2014
Abstinence
Une journée entière sans pouvoir s'arrêter.
Où, quand, comment, quoi, avec qui, pourquoi...
Au bout du compte, nous avons fini par savoir presque tout l'un de l'autre, sans jamais avoir rien fait ensemble.
Où, quand, comment, quoi, avec qui, pourquoi...
Au bout du compte, nous avons fini par savoir presque tout l'un de l'autre, sans jamais avoir rien fait ensemble.
samedi 28 juin 2014
Madame Butterfly
-Tu y crois, toi, à la passion qui dure ?
-Non.
-Moi je ne suis mue que par ça, alors comment faire ?
-Tu vas papilloner.
-A papilloner, on finit toujours seul, non ?
-Mais au bout du compte, on est toujours seul.
mardi 24 juin 2014
La Cabane
Enfant, c'était le lieu des cueillettes au champ, de la pêche, et surtout de la fête du 15 août, avec les cousins.
Un paradis de fraîcheur, ou nous mangions escargots, melon, gigot et tarte aux prunes.
Jeux de société, courses de radeaux de bois, sieste et mots fléchés occupaient joyeusement le reste de la journée.
Adolescente, j'aimais y organiser des soirées coupées de tout.
C'est là qu'un soir, j'ai posé ma main sur sa cuisse. En quelques secondes, le monde autour de nous n'existait plus, d'ailleurs, malgré le froid, le monde est sorti pour nous laisser à nos émois.
Souvent, pour aller de chez ses parents à chez les miens, nous prenions le chemin des écoliers.
Après nos vacances, en juin 2007, nous nous étions arrêtés faire des photos, moi, amazone en jupe longue sur les bottes de foin.
Deux an plus tard, il y posait un genou à terre.
Si nous n'avons pas pu nous y marier vraiment, notre célébration étalée y a pourtant fait quelques étapes mémorables.
Ce soir, sans m'en rendre compte, je prends à nouveau le chemin des écoliers, et m'enfonce dans ce chemin cabossé, à la recherche du bruit du barrage.
Une tonnelle, des tables, des chaises. La pelouse tondue, les grillages des moutons, retirés.
Les arbres ont poussé, mais sont toujours là.
Le ruisseau coule, toujours, d'autres histoires s'écrivent désormais en ce lieu.
Un paradis de fraîcheur, ou nous mangions escargots, melon, gigot et tarte aux prunes.
Jeux de société, courses de radeaux de bois, sieste et mots fléchés occupaient joyeusement le reste de la journée.
Adolescente, j'aimais y organiser des soirées coupées de tout.
C'est là qu'un soir, j'ai posé ma main sur sa cuisse. En quelques secondes, le monde autour de nous n'existait plus, d'ailleurs, malgré le froid, le monde est sorti pour nous laisser à nos émois.
Souvent, pour aller de chez ses parents à chez les miens, nous prenions le chemin des écoliers.
Après nos vacances, en juin 2007, nous nous étions arrêtés faire des photos, moi, amazone en jupe longue sur les bottes de foin.
Deux an plus tard, il y posait un genou à terre.
Si nous n'avons pas pu nous y marier vraiment, notre célébration étalée y a pourtant fait quelques étapes mémorables.
Ce soir, sans m'en rendre compte, je prends à nouveau le chemin des écoliers, et m'enfonce dans ce chemin cabossé, à la recherche du bruit du barrage.
Une tonnelle, des tables, des chaises. La pelouse tondue, les grillages des moutons, retirés.
Les arbres ont poussé, mais sont toujours là.
Le ruisseau coule, toujours, d'autres histoires s'écrivent désormais en ce lieu.
dimanche 22 juin 2014
Prelude No. 15
Absente, impatient, j'appelle son retour ;
Elle a toutes mes pensées, je suis triste loin d'elle,
Je l'aime d'un amour si profond, si fidèle,
Ne saura-t-elle donc ainsi m'aimer un jour ?
Déjà tombe la nuit, au loin gronde l'orage,
Je la vois anxieuse et n'osant revenir...
C'est à torrents, qu'il pleut, que va-t-il advenir
Le cauchemard me prend, m'enlevant tout courage
Goutte à goutte cette eau sur moi, tombe, descend,
Elle martelant de coups mesurés et sans nombre ;
Aveuglants, les éclairs sillonnent le ciel sombre
Ah ! Cette goutte d'eau sans répit, je la sens.
Mais dans l'ombre, j'entends les pas et l'espérance
En mon âme renaît... C'est elle, la voilà !
Ô mes chères amours, enfin vous êtes là,
Elle faisant oublier ma crainte et ma souffrance.
samedi 21 juin 2014
Sevrage
Tentative de triple sevrage simultané : médicaments, clopes, Canto.
Double rechute à 22h32.
Juste après avoir taxé 2 clopes à mon voisin, je me jette sur mon portable...
Une chose après l'autre.
Double rechute à 22h32.
Juste après avoir taxé 2 clopes à mon voisin, je me jette sur mon portable...
Une chose après l'autre.
mardi 17 juin 2014
Coquine ?
Voilà, ça, c'est fait.
A la porte de chez moi.
-Ah, désolé, c'est que je cherchais une amie.
-Alors c'est raté, enfin pour le moment.
-Pardonnez-moi de vous demander ça, mais, vous êtes seule dans la vie ?
-(Comme tout un chacun.) Euh... C'est une drôle de question. Pas vraiment...
-C'est que, mon amie, nous avions aussi des relations, enfin... Coquines. Et là, j'ai fait beaucoup de route. Je pensais, enfin... Si vous vouliez discuter, ou...
-Je ne sais pas quoi vous dire, je n'ai pas vraiment l'habitude...
-Mais vous êtes vraiment charmante....
-Mais ce ne sera pas pour ce soir, je pense.
-Bonne soirée. Et pour le reste, c'est vraiment sans façon ?
-Oui, vraiment.
A la porte de chez moi.
-Ah, désolé, c'est que je cherchais une amie.
-Alors c'est raté, enfin pour le moment.
-Pardonnez-moi de vous demander ça, mais, vous êtes seule dans la vie ?
-(Comme tout un chacun.) Euh... C'est une drôle de question. Pas vraiment...
-C'est que, mon amie, nous avions aussi des relations, enfin... Coquines. Et là, j'ai fait beaucoup de route. Je pensais, enfin... Si vous vouliez discuter, ou...
-Je ne sais pas quoi vous dire, je n'ai pas vraiment l'habitude...
-Mais vous êtes vraiment charmante....
-Mais ce ne sera pas pour ce soir, je pense.
-Bonne soirée. Et pour le reste, c'est vraiment sans façon ?
-Oui, vraiment.
lundi 16 juin 2014
Pénélope
While your are away
My Heart comes undone
Slowly unravels
In a ball of yarn
The devil collects it
With a grin
Our Love
In a ball of yarn
He'll never return it
So when he commes back
We'll have to make new lov
dimanche 15 juin 2014
Grêlée
Déjeuner paisible et joyeux des histoires du village, comme celle du Père P., qui, profitant un jour de ce que son épouse avait mis à froidir un gâteau des rois sur le rebord de la fenêtre de l'auberge, y glissa la molaire qu'il venait de perdre...
Pour digérer, et tenter de chasser mes conflits intérieurs, petit tour dans la vigne.
Le désastre dépasse largement mon trouble.
Mais plus nous descendons ces trois rangs, achevant méthodiquement le travail de la tempête, amputant ce qu'il reste des branches et cassant tous les petits bourgeons des ceps, castrant les efforts désespérés mais mal placés de la vigne pour s'en remettre, plus les impacts de grêle devant mes yeux se transfèrent dans mon ventre.
Marre de devoir prendre des décisions seule.
Marre de culpabiliser, de n'avoir pas su le guérir, de les avoir abandonnés, de penser à moi, de prendre du plaisir, de mentir et cacher.
Alors qu'habituellement, je trouve ici la paix de ceux qui connaissent leur place en ce monde, parmi les éléments, ceux qui nous ont précédé et ceux qui nous survivront, j'ai ce soir du mal à savoir qui je suis et où je vais.

Prendre le temps de m'envoler, comme le moineau, pour voir si, de là-haut, tout cela a un sens.
Et enfin, toucher terre.
Pour digérer, et tenter de chasser mes conflits intérieurs, petit tour dans la vigne.
Le désastre dépasse largement mon trouble.
Mais plus nous descendons ces trois rangs, achevant méthodiquement le travail de la tempête, amputant ce qu'il reste des branches et cassant tous les petits bourgeons des ceps, castrant les efforts désespérés mais mal placés de la vigne pour s'en remettre, plus les impacts de grêle devant mes yeux se transfèrent dans mon ventre.
Marre de devoir prendre des décisions seule.
Marre de culpabiliser, de n'avoir pas su le guérir, de les avoir abandonnés, de penser à moi, de prendre du plaisir, de mentir et cacher.
Alors qu'habituellement, je trouve ici la paix de ceux qui connaissent leur place en ce monde, parmi les éléments, ceux qui nous ont précédé et ceux qui nous survivront, j'ai ce soir du mal à savoir qui je suis et où je vais.
Prendre le temps de m'envoler, comme le moineau, pour voir si, de là-haut, tout cela a un sens.
Et enfin, toucher terre.
lundi 9 juin 2014
Parenthèse
Je suis la mécène, la fille, la sœur.
Je suis Ysaline Troizamours, Béatrice.
Je ne suis pas Rosalie.
J'ai 16 ans et demi.
Je regarde, j'écoute, je goute, je bois, je questionne, je cueille, je sens, je ris.
Au fin fond des montagnes, du vert, du bleu, des pierres.
Ecoutez ! Vous entendez ce merle, comme c'est beau ?
Je suis la feuille de vigne, la branche de citronnelle.
-Non, je ne crois pas en Dieu. Pas ce dieu-là, en tout cas.
-Elle est communiste.
-Et moi, mysthique.
Je suis ici et maintenant, au cœur du monde, hors du temps.
Je suis Ysaline Troizamours, Béatrice.
Je ne suis pas Rosalie.
J'ai 16 ans et demi.
Je regarde, j'écoute, je goute, je bois, je questionne, je cueille, je sens, je ris.
Au fin fond des montagnes, du vert, du bleu, des pierres.
Ecoutez ! Vous entendez ce merle, comme c'est beau ?
Je suis la feuille de vigne, la branche de citronnelle.
-Non, je ne crois pas en Dieu. Pas ce dieu-là, en tout cas.
-Elle est communiste.
-Et moi, mysthique.
Je suis ici et maintenant, au cœur du monde, hors du temps.
vendredi 30 mai 2014
vendredi 16 mai 2014
Chez moi
Pas encore parfaitement chez moi.
Pourtant, on en approche :
une odeur de gâteau au chocolat (un peu trop cuit), des souffles d'enfants endormis, un bouquet de roses, désespoirs du peintre et œillets, cueillis par de petites mains.
Comme si, enfin, je les retrouvais, et que je me retrouvais encore mieux avec eux.
Pourtant, on en approche :
une odeur de gâteau au chocolat (un peu trop cuit), des souffles d'enfants endormis, un bouquet de roses, désespoirs du peintre et œillets, cueillis par de petites mains.
Comme si, enfin, je les retrouvais, et que je me retrouvais encore mieux avec eux.
mardi 6 mai 2014
mercredi 30 avril 2014
vendredi 25 avril 2014
Garder le cap
Ma boussole et la sagesse enceinte sont affirmatives.
La reconstruction que je souhaite entamer passe par cette maison, même transitoire.
Se méfier de la première île, plus que jamais, mais pas du bateau juste un peu plus solide que ma bouée.
Je me réjouis bien sûr à l'idée de poser nos valises nos photos, le piano et bientôt, des fleurs.
Me réinventer, me projeter, au singulier.
Mais commencer à écrire une nouvelle page, c'est avant tout, tourner l'ancienne.
Comme si je réalisais à peine l'ampleur du chemin qui reste à parcourir.
La reconstruction que je souhaite entamer passe par cette maison, même transitoire.
Se méfier de la première île, plus que jamais, mais pas du bateau juste un peu plus solide que ma bouée.
Je me réjouis bien sûr à l'idée de poser nos valises nos photos, le piano et bientôt, des fleurs.
Me réinventer, me projeter, au singulier.
Mais commencer à écrire une nouvelle page, c'est avant tout, tourner l'ancienne.
Comme si je réalisais à peine l'ampleur du chemin qui reste à parcourir.
mardi 22 avril 2014
DOA
Oh you know I did itIt's over and I feel fine
Nothing you could say is gonna change my mind
Waited and I waited the longest night
Nothing like the taste to sweet decline
I went down, I fell, I fell so fast
Dropping like the grains in an hourglass
Never say forever cause nothing last
Dancing with the bones of my buried past
Never mind there's nothing I can do
Bet your life there's something killing you
It's a shame we have to die my dear
No ones getting out of here, alive
This time
What a way to go, they have no fear
No ones getting out of here, alive
This time
I'm finished, I'm getting you off my chest
Made you come clean in a dirty dress
A promise is a promise you kept in check
Hard to cross a heart that beats it's best
Take a good hard look for the very last time
The very last one in a very long line
Only took a second to say goodbye
Been a pleasure but the pleasure's been mine, all mine
Ain't no way, DOA
Ain't no way, DOA
It's a shame we have to disappear
No ones getting out of here, alive
This time
This time
This time
Nothing you could say is gonna change my mind
Waited and I waited the longest night
Nothing like the taste to sweet decline
I went down, I fell, I fell so fast
Dropping like the grains in an hourglass
Never say forever cause nothing last
Dancing with the bones of my buried past
Never mind there's nothing I can do
Bet your life there's something killing you
It's a shame we have to die my dear
No ones getting out of here, alive
This time
What a way to go, they have no fear
No ones getting out of here, alive
This time
I'm finished, I'm getting you off my chest
Made you come clean in a dirty dress
A promise is a promise you kept in check
Hard to cross a heart that beats it's best
Take a good hard look for the very last time
The very last one in a very long line
Only took a second to say goodbye
Been a pleasure but the pleasure's been mine, all mine
Ain't no way, DOA
Ain't no way, DOA
It's a shame we have to disappear
No ones getting out of here, alive
This time
This time
This time
dimanche 20 avril 2014
Attendez que ma joie revienne
Attendez que ma joie revienne
Et que se meure le souvenir
De cet amour de tant de peine
Qui n'en finit pas de mourir.
Avant de me dire je t'aime,
Avant que je puisse vous le dire,
Attendez que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire.
Laissez-moi. Le chagrin m'emporte
Et je vogue sur mon délire.
Laissez-moi. Ouvrez cette porte.
Laissez-moi. Je vais revenir.
J'attendrai que ma joie revienne
Et que soit mort le souvenir
De cet amour de tant de peine
Pour lequel j'ai voulu mourir.
J'attendrai que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire,
Que le vent ait séché ma peine
Et la nuit calmé mon délire.
Il est, paraît-il, un rivage
Où l'on guérit du mal d'aimer.
Les amours mortes y font naufrage,
Epaves mortes du passé.
Si tu veux que ma joie revienne,
Qu'au matin, je puisse sourire
Vers ce pays où meurt la peine,
Je t'en prie, laisse-moi partir.
Il faut de mes amours anciennes
Que périsse le souvenir
Pour que, libérée de ma chaîne,
Vers toi, je puisse revenir.
Alors, je t'en fais la promesse,
Ensemble nous irons cueillir
Au jardin fou de la tendresse
La fleur d'amour qui va s'ouvrir
Mais c'est trop tôt pour dire je t'aime,
Trop tôt pour te l'entendre dire.
La voix que j'entends, c'est la sienne.
Ils sont vivants, mes souvenirs.
Pardonne-moi : c'est lui que j'aime.
Le passé ne veut pas mourir.
Et que se meure le souvenir
De cet amour de tant de peine
Qui n'en finit pas de mourir.
Avant de me dire je t'aime,
Avant que je puisse vous le dire,
Attendez que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire.
Laissez-moi. Le chagrin m'emporte
Et je vogue sur mon délire.
Laissez-moi. Ouvrez cette porte.
Laissez-moi. Je vais revenir.
J'attendrai que ma joie revienne
Et que soit mort le souvenir
De cet amour de tant de peine
Pour lequel j'ai voulu mourir.
J'attendrai que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire,
Que le vent ait séché ma peine
Et la nuit calmé mon délire.
Il est, paraît-il, un rivage
Où l'on guérit du mal d'aimer.
Les amours mortes y font naufrage,
Epaves mortes du passé.
Si tu veux que ma joie revienne,
Qu'au matin, je puisse sourire
Vers ce pays où meurt la peine,
Je t'en prie, laisse-moi partir.
Il faut de mes amours anciennes
Que périsse le souvenir
Pour que, libérée de ma chaîne,
Vers toi, je puisse revenir.
Alors, je t'en fais la promesse,
Ensemble nous irons cueillir
Au jardin fou de la tendresse
La fleur d'amour qui va s'ouvrir
Mais c'est trop tôt pour dire je t'aime,
Trop tôt pour te l'entendre dire.
La voix que j'entends, c'est la sienne.
Ils sont vivants, mes souvenirs.
Pardonne-moi : c'est lui que j'aime.
Le passé ne veut pas mourir.
mercredi 16 avril 2014
L'équipier
Moi aussi, je suis en colère.
Mon équipier a quitté le navire en laissant un petit trou dans la coque.
Je n'ai su ni le retenir, ni colmater la brèche.
Alors plutôt que de nous regarder sombrer lentement, j'ai sabordé le bateau, à coups de hache.
Nous laissant à peine le temps d'enfiler des gilets de sauvetage.
Maintenant il me faut trouver un autre vaisseau, ou un autre rivage.
Mon équipier a quitté le navire en laissant un petit trou dans la coque.
Je n'ai su ni le retenir, ni colmater la brèche.
Alors plutôt que de nous regarder sombrer lentement, j'ai sabordé le bateau, à coups de hache.
Nous laissant à peine le temps d'enfiler des gilets de sauvetage.
Maintenant il me faut trouver un autre vaisseau, ou un autre rivage.
mercredi 9 avril 2014
Une épaule pour poser ma tête
C'était le 4 mai 2007.
En 3 jours, il est entré définitivement dans ma famille.
Sa voix coupée, d'abord, au téléphone. Sincèrement triste.
Le samedi, un nouveau coup de fil dans le métro. J'éclate en sanglots :
-Elles ont choisi les fleurs, il y a beaucoup de vert.
-Viens, on descend. On va voir des instruments.
Pendant 2 jours, il a écrit, pleuré et ri avec nous.
Son épaule recueillait ma tête.
En 3 jours, il est entré définitivement dans ma famille.
Sa voix coupée, d'abord, au téléphone. Sincèrement triste.
Le samedi, un nouveau coup de fil dans le métro. J'éclate en sanglots :
-Elles ont choisi les fleurs, il y a beaucoup de vert.
-Viens, on descend. On va voir des instruments.
Pendant 2 jours, il a écrit, pleuré et ri avec nous.
Son épaule recueillait ma tête.
lundi 31 mars 2014
Texas
I'm tired of telling the story
Tired of telling it your way
Yeh I know what I saw
I know that I found the floor
Before you take my heart, reconsider
Before you take my heart, reconsider
I've opened the door
I've opened the door
Here comes the summer's son
He burns my skin
I ache again
I'm over you
I thought I had a dream to hold
Maybe that has gone
Your hands reach out and touch me still
But this feels so wrong
Before you take my heart, reconsider
Before you take my heart, reconsider
I've opened the door
I've opened the door
Here comes the summer's son
He burns my skin
I ache again
I'm over you
Before you take my heart, reconsider
Before you take my heart, reconsider
I've opened the door
I've opened the door
Here comes the summer's son
He burns my skin
I ache again
I'm over you
Here comes the winter's rain
To cleanse my skin
I wake again
I'm over you
Here comes the summer's son
He burns my skin
I ache again
I'm over you
Here comes the winter's rain
To cleanse my skin
I wake again
I'm over you
I'm over you
Tired of telling it your way
Yeh I know what I saw
I know that I found the floor
Before you take my heart, reconsider
Before you take my heart, reconsider
I've opened the door
I've opened the door
Here comes the summer's son
He burns my skin
I ache again
I'm over you
I thought I had a dream to hold
Maybe that has gone
Your hands reach out and touch me still
But this feels so wrong
Before you take my heart, reconsider
Before you take my heart, reconsider
I've opened the door
I've opened the door
Here comes the summer's son
He burns my skin
I ache again
I'm over you
Before you take my heart, reconsider
Before you take my heart, reconsider
I've opened the door
I've opened the door
Here comes the summer's son
He burns my skin
I ache again
I'm over you
Here comes the winter's rain
To cleanse my skin
I wake again
I'm over you
Here comes the summer's son
He burns my skin
I ache again
I'm over you
Here comes the winter's rain
To cleanse my skin
I wake again
I'm over you
I'm over you
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