Pour digérer, et tenter de chasser mes conflits intérieurs, petit tour dans la vigne.
Le désastre dépasse largement mon trouble.
Mais plus nous descendons ces trois rangs, achevant méthodiquement le travail de la tempête, amputant ce qu'il reste des branches et cassant tous les petits bourgeons des ceps, castrant les efforts désespérés mais mal placés de la vigne pour s'en remettre, plus les impacts de grêle devant mes yeux se transfèrent dans mon ventre.
Marre de devoir prendre des décisions seule.
Marre de culpabiliser, de n'avoir pas su le guérir, de les avoir abandonnés, de penser à moi, de prendre du plaisir, de mentir et cacher.
Alors qu'habituellement, je trouve ici la paix de ceux qui connaissent leur place en ce monde, parmi les éléments, ceux qui nous ont précédé et ceux qui nous survivront, j'ai ce soir du mal à savoir qui je suis et où je vais.
Prendre le temps de m'envoler, comme le moineau, pour voir si, de là-haut, tout cela a un sens.
Et enfin, toucher terre.
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