mardi 24 juin 2014

La Cabane

Enfant, c'était le lieu des cueillettes au champ, de la pêche, et surtout de la fête du 15 août, avec les cousins.
Un paradis de fraîcheur, ou nous mangions escargots, melon, gigot et tarte aux prunes.
Jeux de société, courses de radeaux de bois, sieste et mots fléchés occupaient joyeusement le reste de la journée.

Adolescente, j'aimais y organiser des soirées coupées de tout.
C'est là qu'un soir, j'ai posé ma main sur sa cuisse. En quelques secondes, le monde autour de nous n'existait plus, d'ailleurs, malgré le froid, le monde est sorti pour nous laisser à nos émois.

Souvent, pour aller de chez ses parents à chez les miens, nous prenions le chemin des écoliers.
Après nos vacances, en juin 2007, nous nous étions arrêtés faire des photos, moi, amazone en jupe longue sur les bottes de foin.

Deux an plus tard, il y posait un genou à terre.

Si nous n'avons pas pu nous y marier vraiment, notre célébration étalée y a pourtant fait quelques étapes mémorables.

Ce soir, sans m'en rendre compte, je prends à nouveau le chemin des écoliers, et m'enfonce dans ce chemin cabossé, à la recherche du bruit du barrage.
Une tonnelle, des tables, des chaises. La pelouse tondue, les grillages des moutons, retirés.
Les arbres ont poussé, mais sont toujours là.

Le ruisseau coule, toujours, d'autres histoires s'écrivent désormais en ce lieu.

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