vendredi 29 août 2014

Ashes

Ashes to ashes
and dust to dust
that's what has become
of our love and trust


Love has no direction
'Cause love has no aim
love can leave you
as fast as she came


Meeting is such sweet sorrow
cause someday we may have to part
hush don't you make a sound
you're gonna let me down


Good things come
to those who wait
but good things are gone
from those who are late


All that I am
is all I can give
but with or without you
my life I must live


Meeting is such sweet sorrow
'Cause someday we may have to part
hush don't you make a sound
you're gonna let me down
You're gonna let me down


Living ain't easy
since you've been gone
no one else can please me
or make me feel home


Forgetting ain't easy
you stay on my mind
thoughts of us haunt me
can't leave them behind


Meeting is such sweet sorrow
'Cause someday we may have to part
Hush don't you make a sound



Impermanence

Plus que jamais consciente, après ces dernières semaines, de l'impermanence de toute chose.
Et je m'attache peut être d'autant plus à ce qui dure.


mercredi 27 août 2014

Les heures blanches

Ou plutôt,  oranges et bleues.
Les pensées tournent et retournent dans ma tête comme je tourne dans mon lit.
J'égraine les prénoms : David,  Antoine,  Camille, Delphine,  Marlene, Christina,  Ramon et Lena,  Guillaume, Anne,  Olivier, Eric, Jules, Isabelle, Aline, Christopher...
Des images,  des conversations, des sensations.
Me concentrer sur un objectif : qu'ils nourrissent demain.

12 juillet

-Tu es amoureuse ?
-De qui ?
-De moi.
-Mais qui es-tu, toi ?

lundi 25 août 2014

Les mots de Claire

12 août 
Après m'avoir transmis les mots d'Antoine...
-Tu sais qu'il n'y a pas de hasard, n'est ce pas ?
-Maintenant,  j'en suis sure.
-Sais-tu pourquoi tu étais là ?
-Sans doute parce que j'ai été traductrice, et pour qu'il ne soit pas seul.
-Mais toi, avais-tu quelque chose à régler avec la mort ?
-Maintenant que tu le dis...
-Et ta blessure,  c'est quoi ?
-Tendinites aux chevilles et épanchement de synovie au genou.
 -Tu veux dire que tu as de l'eau, des larmes à faire sortir,  dans le je-nous,  c'est ça ?

Adolescence

-C'est vraiment une période atroce.
Je ne voudrais pas être à sa place.
En même temps j'ai souvent l'impression d'avoir 16 ans,  ces derniers mois.

-C'est parce que tu es en crise d'adolescence permanente.

dimanche 24 août 2014

16 ans

7 août
-I feel like I'm 16.
-You are 16.

Ce soir,  j'ai à nouveau 16 ans.
Des rêves et des désirs plein la tête.
A assembler avec une vie d'adulte.

Ces deux dernières semaines m'ont renforcée dans mes convictions et valeurs les plus profondes. Pour autant,  je suis revenue avec bien plus de questions que de réponses.

Un puzzle tout éparpillé,  dont les angles et les bordures sont pourtant bien dessinés.
Les pièces manquantes,  the missing pieces, ne sont sans doute plus en moi.

vendredi 22 août 2014

The non-negociable list

Chez Antoine,  comme tous les pèlerins après moi, j'ai laissé mes soucis et mes souhaits : deux rubans que j'ai choisis larges,  blancs,  en broderie anglaise, noués aux branches des 2 arbres que nous avions prépares à cet effet.

Comme pour compléter,  Atman m'a demandé ma liste de non-négociables.
J'ai réfléchi à quelques défauts,  mais il m'a répondu avec une liste de qualités.
Preuve que je dois encore y travailler. ..

mercredi 20 août 2014

Réponse d'Antoine à la question d'Antoine

-Et pour toi, c'est quoi, le bonheur ?
-C'est l'amour,  celui qu'on donne et qu'on reçoit.

Comme si cette leçon s'infusait lentement en moi, je me sens débordante d'amour. Envie de donner à ceux qui sont près,  loin, en distance ou en temps, aux amours anciennes comme aux plus récentes, à la famille,  aux amis, aux amants.

Besoin qui me poursuit dans mon sommeil.
Une question demeure : comment donner à celui qui ne veut pas recevoir ?

Atterrissage

Le 3e soir,  déjà,  je m'interrogeais : comment revient-on à la vraie vie ? Pauline me répondait que c'était ça, la vraie vie.
Toutes ces rencontres,  ces événements,  qui m'ont amenée à aller tout au fond de moi, et tout au fond des autres.
J'en ressorts lentement,  en funambule, plus forte et riche que jamais, avançant sur un fil étroit au milieu d'un immense champ des possibles.

lundi 18 août 2014

Sunshine

Antoine has resurrected back to vertical singing the prayers of buddha-dharma and glowing light to the world.

dimanche 17 août 2014

maman koala

J'ai retrouvé mes deux astres.
Bras et genoux occupés de bon gré à temps complet.

Chaleur, lumière.

Vision

Elle est revenue, et avec elle,  l'angoisse.
Je n'ai plus envie de la chasser.
Laisser les larmes me vider de ces images bleues.

vendredi 15 août 2014

Le baron perché

Sans doute tous les barons perchés finissent-ils par monter au ciel.


Leaving

-How do you feel?
-I feel blessed.
-Do you feel complete?
-I'd rather leave the door open for now.

Assomption

Finalement, je décide de partir aujourd'hui, maintenant.
J'ai besoin, moi aussi, de transition.
Quelle meilleure date que le 15 août ?

Je prends mon temps pour rentrer.
Prendre la mesure du temps, de la distance.

jeudi 14 août 2014

Début de réponse

-I'm about to talk.
-You like almonds, is that it?
-If it wasn't for the kids, I might have stayed.
-You're facing a ten years dedication.
-That's not dedication. I can't be happy without them, it's part of me, part of who I am.
-Well, I support happiness.

What is dying?

I am standing in the sea shore,
a ship sails to the morning breeze
and starts for the ocean.
She is an object of beauty
and I stand watching her
till at last she fades
on the horizon
and someone at my side says,
‘She is gone.’
Gone! Where?
Gone from my sight--that is all.
She is just as large in the masts, hull and spars
as she was when I saw her,
and just as able to bear her load of living
freight to its destination.
The diminished size and total loss of sight is in me,
not in her;
and just at the moment when someone at my side says,
'she is gone’
there are others who are watching her coming,
and others take up a glad shout--
‘There she comes!’ - and that is dying.

Au revoir

Des fleurs sauvages, des roses, une enfant, des photos de gens qui rient autour de lui, des tenues colorées, des sourires, de la chaleur.
Des mots, ensuite, pour tenter de raconter tout l'amour d'une vie, et de celles qui doivent continuer.
Une chanson, entonnée en choeur par les pèlerins et hospitaliers, les amis.
Au paroles du dernier couplet, Thérèse a substitué ainsi :
Ultraia, Antoine s'en va
Ultraia, Antoine est toujours là

J'ai regardé très attentivement le noir se faire une dernière fois sur lui.

Puis nous l'avons accompagné sur cette route longue et tortueuse.
En posant ma main une dernière fois sur le cercueil, j'ai pris une profonde inspiration.
D'une main ferme autour de mon épaule, Gilles a tenté de calmer mes sanglots, cherché aussi à apaiser sa propre peine.

Nous sommes allés l'attendre.
La première brasserie qui a croisé notre chemin s'appelait "Le Patio d'Antoine".
2 tournées.
Des rires, des chants, à nouveau.
La Vie, comme il l'aimait.

De retour au chalet, nous nous rassemblons joyeusement autour de l'autel encore en construction.
Une part de lui restera ainsi au Chalet du Bonheur.
Une part de nous tous aussi.
 

mercredi 13 août 2014

Déjà vu

"If ever there was going to be something, the one thing is, you've got to start talking!
You can ask me anything you want, any precise question, and I will answer you.
But you've got to start talking."

3 heures

Dans la bouche de Claire,  les mots d'Antoine, la réponse à ma dernière question, chassant enfin toute culpabilité : 3 heures.

Je suis prête à le laisser partir.

Le bouquet

Un corps tout beau sous un drap blanc dans une pièce froide, malgré la chaleur des âmes en présence,   une orchidée blanche,  un tournesol, un pot de campanules, pour chasser les images bleues.
J'essaie de faire remonter les quelques souvenirs joyeux partagés.
Ensuite, je le remercie longuement.

Je décide de rentrer à pied,  seule, de refaire ce chemin qui m'a été si douloureux,  il y a une semaine. Mon pèlerinage.

J'allume à nouveau 2 cierges à la cathédrale.

Je m'arrête chez Pauline et Marcel, qui m'ont accueillie la semaine dernière. Ils ont appris la nouvelle par 2 pèlerins ce matin : elle a non seulement descendu,  mais aussi remonté le chemin.

Enfin, le chemin.
De l'air dans les poumons.
Les champs,  les vignes,  le ciel.

Mon genou se plie. Mon travail ici est presque terminé, mon corps va enfin me laisser partir.
 Je ramasse des fleurs sauvages que je rassemble en bouquet.
Avant de partir, je viendrai déposer ici un vase pour que d'autres pèlerins puissent à leur tour y déposer ces fleurs qu'il aimait tant.


En surplomb du chalet,  j'entends depuis la terrasse les rires qui finissent de me réchauffer le coeur. 

Je vais préparer la soupe et me joindre à eux.

mardi 12 août 2014

Present tense

-Can you play a song?
-Which one do you want?
-Pearl Jam, Present Tense.

Do you see the way that tree bends? 
Does it inspire?
Leaning out to catch the sun's rays
A lesson to be applied
Are you getting something out of this all encompassing trip?
You can spend your time alone, redigesting past regrets, oh
Or you can come to terms and realize
You're the only one who can't forgive yourself, oh
Makes much more sense to live in the present tense

dimanche 10 août 2014

L'archange est parti

-Si je suis un ange, alors qui es-tu,  toi ?
-L'archange !

Pourquoi Olivier est-il parti ?
Pourquoi Atman est-il revenu plus tôt ?
Pourquoi suis-je revenue ? Et restée ?
Sans doute pour qu'Antoine puisse partir en paix vers d'autres cieux pendant l'orage.

Je vais essayer de rester pour l'accompagner dans sa dernière maison.

"Fais de beaux rêves." auront été ses derniers mots.


samedi 9 août 2014

The Gratefull Dead

Don't shake the tree untill the fruits are ripe



mens sana in corpore sano

Hier soir je me sentais prête au départ. Après une après midi de ménage,  presque plus de douleur.
Le réveil ce matin, malgré la douceur de grands bras et de grandes oreilles est une déconvenue.
J'ai sans doute encore un peu de chemin intérieur à faire ici avant de pouvoir reprendre la route.

Je commence à croire que c'est mon corps qui me dira quand mon esprit sera prêt.

vendredi 8 août 2014

Confused

Réveil chagrin.
Toujours handicapée, je me sens engluée ici et serais sûrement plus utile à la maison en finissant mon nids.
Arrêter là mon délire égoïste et adolescent.

Deux heures de discussion,  au bord des larmes.

-You're so kind and giving.
I'm gonna leave today.
-I think you should stay. From a work point of view, in your interest and not that that matters but from a personnal point of view. Your time hasen't come.

Déjeuner joyeux covivial. A la fois interprète et prof de français,  je trouve mon utilité en ce lieu, et un peu de paix. Mon chemin n'est pas encore terminé.

Distance & time

"J'ai vraiment du mal à commencer la journée sans un fruit frais. "

Carpe diem

Mon pied gauche court après mon pied droit, le dépasse, les rôles s'inversent et moi, comme un con, je suis. 

Au retour du déjeuner,  nous parions : est il affairé au jardin,  en train de faire la sieste ou rond d'armagnac ? Ou alors parti, dis l'une.

La tente est pliée,  ne reste qu'un petit mot sur la table.
"Je ne sais pas dire au revoir."
Le matin,  nous avions écouté rêver de Brel.
La veille,  parlé de bonheur,  de don, de partage et regardé les étoiles.
Alors que j'entamais ma 3e heure de massage,  "N'oublie surtout pas. Tout ce que tu reçois,  tu le donnes."

Je voulais terminer Le baron perché pour le lui offrir avant de partir...

jeudi 7 août 2014

Unconditionnal love

-Do you believe in unconditionnal love?
-I do, though I've never experienced it myself.
I prefer the idea of trying to outlove each other every day.

Balance

Recentrage et expériences corporelles : reïki et massage aiurvedique simultanés.  Sans doute bien plus de 3 heures,  jusqu'aux portes du sommeil.

Nuit hachée,  cerveau en ébullition,  corps en rééquilibrage.

I think the biggest challenge for you is finding balance. 

Panser les plaies physiques et commencer à répondre quand on me demande : what do you really want?

Confiance

Une nuit d'orage.
De ses pleurs, paniquée par le bruit du tonnerre qui l'a tirée du sommeil, elle m'appelle.
Je lui dit simplement :
Ce n'est rien,  c'est l'orage,  ça va passer. Ferme les yeux et rendors-toi.

Je lui caresse doucement le visage, sa main s'accroche à la mienne un instant, puis elle ferme les yeux et s'endort paisiblement alors que l'orage continue de gronder.

mercredi 6 août 2014

Repos

Tendinite à la cheville et épanchement de synovie au genou.
Ma faim, ma soif et mon besoin de sommeil continuent d'être inextinguibles. Serais-je enfin complètement vidée ?
Deux jours de repos imposés chez Antoine.  Pas sûre que les ondes passent, contrairement au courant.

Manciet

Ça y est,  j'ai trouvé.
Je veux rester ici avec Mathieu, soigner son corps de rugbyman, préparer des confitures et des plats pour les pèlerins, finir de restaurer sa maison et lui donner les enfants que Véronique ne peut pas lui donner.

Au lieu de ça, il m'a déposée à Nogaro, par les petites routes, au plus près du GR. Nous avons doublé Muriel et croisé 2 chevreuils.

Lappis

Je repense à ces 3 mois en Suède,  où j'avais vécu là aussi mon aventure solitaire,  en toute liberté.
Nature, cultures, rencontres...

Je me rappelle dans ses moindres détails du soir où j'avais failli craquer pour Olivier.

La distance nous avait incroyablement rapprochés.

D'ailleurs,  je ne l'avais plus jamais quitté.

mardi 5 août 2014

Rester serait mourir un peu

Tu as bien fait de partir, avant de te jeter dans les bras d'un autre homme,  parce que c'est ce qui se serait passé.