dimanche 27 juillet 2014

Vidée

Comme au soir du 6 juillet.
 J'ai encore mis toutes mes forces dans cet événement social.

Pour ne pas paraître ni trop triste, ni trop heureuse.
Pour participer, tout en m'en extrayant régulièrement, une cigarette ou le portable à la main, sortir les larmes que je ne veux pas montrer, vider les pensées qui tournent et retournent dans ma tête, me soustraire à la musique qui fait remonter les souvenirs, rassembler à nouveau mes forces, et remonter sur scène.
Pour prendre des nouvelles.
Pour rire et m'amuser.
Pour me réjouir du bonheur des autres, de ces vies et ces familles qui se construisent et s'étendent.
Pour donner le juste niveau de nouvelles, expliquer, ne pas médire.

Malgré la grasse matinée et la sieste dans le train, je me sens écrasée par le sommeil.
Le soleil brille et chauffe fort, pourtant j'ai froid.
J'ai du mal à calmer ma faim et à étancher ma soif.


Mon corps et mon coeur vides et froids.

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