mercredi 11 février 2015

minuit quarante-sept

-Si tu étais restée pour le petit déj, nous aurions passé un bon moment, et tu te serais sentie mieux.
-Eh bien justement, je n'avais aucune envie d'être là pour le petit déj.
-Et pourquoi ?
-Parce que je n'ai aucune envie de rentrer dans ta vie, et que tu rentres dans la mienne.

Enfin, c'est que j'aimerais penser.
J'aurais aimé ne pas imaginer préparer, puis partager des repas, jouer avec les enfants.
Les emmener à la piscine, puis déjeuner, puis aller au cinéma, comme un dimanche, quoi.
Ne pas rêver au quotidien.
Ne pas me souvenir et m'accrocher désespérément à ces éclairs furtifs et si lointains, mais encore si présents.
Vivre, et laisser mûrir l'instant.

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