Incapable de travailler efficacement, de dormir complètement...
Et puis, la conclusion d'un email :
-Come to the chalet. A
Après tout, rien ne me retient ici qui ne saurait attendre trois jours de plus.
Une sixième retraite me ferait le plus grand bien.
J'emballe mes affaires en quelques minutes.
4h30 seule en voiture. Aucun stoppeur sur mon chemin, je n'ai pas pris le temps d'emporter des CD. Parfois la radio réussit à capter mon attention.
Mais la plupart du temps, les pensées tournent et retournent dans ma tête, se mélangent et tournent encore.
Et puis cette phrase de Deleuze :
Pour écrire, il faut qu'il y ait un espace entre ce qu'on ressent, ce qu'on désire, et ce que la vie nous offre.
1er novembre
C'est plus fort que moi.
Malgré tous le gestes et paroles m'invitant à enfin lâcher prise, je continue d'envoyer des bouquets de fleurs, de les jeter dans ce lac où je sais qu'elles finiront par couler, puis pourrir.
25 novembre
Malgré tous le gestes et paroles m'invitant à enfin lâcher prise, je continue d'envoyer des bouquets de fleurs, de les jeter dans ce lac où je sais qu'elles finiront par couler, puis pourrir.
Toute la journée, j'ai refusé d'admettre que je cherchais partout un signe, un geste, quelque chose dans ce vide et cette absence.
Te souviens-tu seulement, que ce jour-là c'est toi qui as ouvert et même poussé la porte ?
Dans mon rétroviseur, je guette encore un phare, quelque chose.
J'imagine que cette voiture me suit.
Elle tourne derrière moi, mais c'est seule, que je m'engage dans la dernière intersection.
Toute la journée, j'ai refusé d'admettre que je cherchais partout un signe, un geste, quelque chose dans ce vide et cette absence.
Te souviens-tu seulement, que ce jour-là c'est toi qui as ouvert et même poussé la porte ?
Dans mon rétroviseur, je guette encore un phare, quelque chose.
J'imagine que cette voiture me suit.
Elle tourne derrière moi, mais c'est seule, que je m'engage dans la dernière intersection.
Te souviens-tu seulement, que ce jour-là c'est toi qui as ouvert et même poussé la porte ?
Dans mon rétroviseur, je guette encore un phare, quelque chose.
J'imagine que cette voiture me suit.
Elle tourne derrière moi, mais c'est seule, que je m'engage dans la dernière intersection.
2 décembre
Depuis un mois, mon bureau est dos à la fenêtre.
Les jours où tu es là, je sursaute à chaque claquement de porte sur le parking.
Une échéance, la rencontre est inévitable.
Elle aura forcément lieu dans l'urgence, plus tard que convenu, à l'opposé de tout ce que je peux prévoir, imaginer, ou souhaiter.
Je m'y prépare et la crise d'angoisse est violente.
Au bord du malaise, zombie dans le bureau.
-Ça ne va pas, Stéphanie ?
-Non, je suis malade.
Je me jette dans le travail pour que ça passe.
Ça ne passe pas.
Évidemment, mon travail s'en ressent.
Évidemment, je prends à titre personnel l'énervement qui te vient naturellement, comme une brique dans mon ventre.
-Qu'y a-t-il ?
-Je suis épuisée.
-Par le travail ?
-Oui, aussi.
-J'y suis presque.
Les jours où tu es là, je sursaute à chaque claquement de porte sur le parking.
Une échéance, la rencontre est inévitable.
Elle aura forcément lieu dans l'urgence, plus tard que convenu, à l'opposé de tout ce que je peux prévoir, imaginer, ou souhaiter.
Je m'y prépare et la crise d'angoisse est violente.
Au bord du malaise, zombie dans le bureau.
-Ça ne va pas, Stéphanie ?
-Non, je suis malade.
Je me jette dans le travail pour que ça passe.
Ça ne passe pas.
Évidemment, mon travail s'en ressent.
Évidemment, je prends à titre personnel l'énervement qui te vient naturellement, comme une brique dans mon ventre.
-Qu'y a-t-il ?
-Je suis épuisée.
-Par le travail ?
-Oui, aussi.
-J'y suis presque.
18 décembre
Je sais qu'il faut que tu viennes, d'ailleurs c'est moi qui ai insisté.
J'ai pourtant souhaité si fort que tu n'y sois pas.
Éviter les réminiscences d'il y a un an.
Je sais qu'il faut que tu viennes, d'ailleurs c'est moi qui ai insisté.
J'ai pourtant souhaité si fort que tu n'y sois pas.
Éviter les réminiscences d'il y a un an.
Tu m'as dit "Prends ton temps, je t'attends."
J'ai dit "Je suis là."
Un instant nous avons cru...
Et puis tu n'y étais plu.
Tu as dit "Je reviendrai, mais n'attends pas".
Bien sûr, j'ai attendu.
J'ai dit "Je m'en vais."
Tu as dit "Non, attends."
J'ai dit "Je n'en peux plus, c'est trop long. Et si nous jouions ?"
Mais au fond, tu n'y étais plus, et sans doute, moi non plus.
Et si j'avais fermé le verrou si fort, qu'il est apparu infranchissable ?
Peut-être n'as-tu réellement pas utilisé la bonne clé. Ou pas cherché à l'ouvrir.
Et s'il suffisait d'attendre, juste encore un peu ?
Peut-être n'as-tu réellement pas utilisé la bonne clé. Ou pas cherché à l'ouvrir.
Et s'il suffisait d'attendre, juste encore un peu ?
Le retour
Voilà, c'est ça.
Sans doute j'espérais que tu fracasses la porte.
J'espérais retrouver l'amoureux transi, fougueux, passionné, excessif.
J'espérais sortir ainsi de ma coquille, exprimer complètement celle que j'ai retrouvée.
Mais toi, qu'espérais-tu ?
J'espérais retrouver l'amoureux transi, fougueux, passionné, excessif.
J'espérais sortir ainsi de ma coquille, exprimer complètement celle que j'ai retrouvée.
Mais toi, qu'espérais-tu ?
Hier, demain
Demain, comme hier, j'ai envie qu'on m'apprenne le nom des oiseaux.
J'ai envie qu'on m'apporte des gâteaux, même s'ils sont à la crème, et du bon vin, même si on ne le boit pas.
Qu'on me parle de musique et de science.
Et j'ai envie, cette fois, de me sentir complètement là.
Demain, comme hier, j'ai envie qu'on m'apprenne le nom des oiseaux.
J'ai envie qu'on m'apporte des gâteaux, même s'ils sont à la crème, et du bon vin, même si on ne le boit pas.
Qu'on me parle de musique et de science.
Et j'ai envie, cette fois, de me sentir complètement là.
Point
-Si j'ai vu juste, y a-t-il vraiment à ajouter ? Je t'embrasse.-Moi aussi, très fort.
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