Cette fois, je n'avais pas oublié mon appareil photo.
Mais il est resté dans mon sac. Aucune envie d'interposer le moindre intermédiaire entre moi et ce qui se joue là.
Je rechigne presque à mettre sur mes oreilles le casque que Franck me tend. Son enthousiasme à partager sa position de spectateur privilégié achève de me convaincre.
Je suis immédiatement transportée, la tête entre les queues des deux pianos, au coeur (choeur ?) des vibrations.
Quand on regarde ses doigts d'octogénaire, on peine à croire qu'ils puissent générer des sons d'une telle fluidité.
Nous nous envolons tous dans le sillage de l'astéroïde.
Ces deux-là ont dans le regard l'étincelle de l'enfance et la plénitude des êtres accomplis.
Ils ont été et sont, totalement.
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